Archives de Catégorie: Romans

Romans en pdf à télécharger.

George Orwell – 1984 |Pdf|MEGA

TÉLÉCHARGER ICI

 
Partie 1
 
Chapitre 1
 
Par une journée d’avril froide et claire, Winston Smith renonce à la cantine du Ministère de la Vérité où il travaille, pour regagner son domicile pendant la pause déjeuner. Un peu partout dans Londres, dominent les affiches géantes d’un homme d’environ 45 ans, à l’épaisse moustache noire, aux traits accentués et beaux. Une légende sous le portrait déclare : « Big Brother vous regarde ». L’ascenseur fonctionne rarement en raison des coupures de courant. A l’intérieur de l’appartement, une voix provient d’une plaque de métal incrustée dans le mur : le télécran. Le son peu être assourdi, mais le télécran ne peut être éteint complètement. L’appareil reçoit et transmet simultanément : à travers lui, Winston peut être aussi bien vu qu’entendu par la Police de la Pensée. Au loin derrière la fenêtre, à un kilomètre environ, s’élève le ministère de la Vérité, gigantesque immeuble pyramidal en béton blanc avec sur la façade, les trois slogans du parti : « La guerre c’est la paix », « La liberté c’est l’esclavage », « L’ignorance c’est la force ». En plus du ministère de la Vérité qui s’occupe des divertissements, de l’information, de l’éducation et des beaux-arts, trois autres bâtiments similaires sont répartis dans Londres. Le ministère de la Paix qui s’occupe de la guerre, le ministère de l’Amour qui veille au respect de la loi et de l’ordre et le ministère de l’Abondance chargé des affaires économiques. Leurs noms en novlangue : Miniver, Minipax, Miniamour et Miniplein. Une singularité de son appartement permet à Winston, en s’asseyant dans une alcôve, d’échapper au regard du télécran. Cette opportunité lui permet de commencer à rédiger son journal sur un livre ancien acheté dans une boutique du marché libre. Il note une date : 4 avril 1984. Après avoir commencé à écrire, Winston se remémore un événement intervenu le matin même pendant les Deux minutes de la Haine, l’exercice quotidien pendant lequel le visage d’Emmanuel Goldstein, ennemi juré de l’angsoc (le socialisme anglais) et du parti est diffusé sur les écrans pour être livré à la vindicte populaire. Winston a croisé Julia, une jeune femme membre de la ligue anti-sexe qu’il prend pour une espionne et O’Brien un membre élevé du parti qu’il soupçonne d’appartenir à la Fraternité, un réseau clandestin de conspirateurs.

Aldous Huxley – Le Meilleur des Mondes (1932) | Pdf|MEGA

TÉLÉCHARGER ICI

Dans un univers unifié, dirigé par dix administrateurs mondiaux, la devise planétaire est désormais « Communauté, Identité, Stabilité ». Les naissances sont planifiées biologiquement selon les besoins de la communauté. L’éducation étatique se limite à un conditionnement strict selon le rôle futur des enfants et leur appartenance définitive à une classe.
 

Extrait 1
Au cours de la visite du Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres Central, le Directeur de l’Incubation et du Conditionnement entraîne ses nouveaux étu­diants vers les «salles de Conditionnement Néo-Pavlovien» des pouponnières. La leçon du jour consiste à provoquer chez les nourrissons une association entre les livres et les bruits intenses ainsi qu’entre les fleurs et les secousses électriques
 
L’un des étudiants leva la main – et, bien qu’il comprît fort bien pourquoi l’on ne pouvait pas tolérer que des gens de caste inférieure gaspillassent le temps de la communauté avec des livres, et qu’il y avait toujours le danger qu’ils lussent quelque chose qui fit indésirablement « déconditionner » un de leurs réflexes, cependant… en somme, il ne concevait pas ce qui avait trait aux fleurs. Pourquoi se donner la peine de rendre psychologiquement impossible aux Deltas l’amour des fleurs ?
Patiemment, le D.I.C. donna des explications. Si l’on faisait en sorte que les enfants se missent à hurler à la vue d’une rose, c’était pour des raisons de haute politique économique. Il n’y a pas si longtemps (voilà un siècle environ), on avait conditionné les Gammas, les Deltas, voire les Epsilons, à aimer les fleurs – les fleurs en particulier et la nature sauvage en général. Le but visé, c’était de faire naître en eux le désir d’aller à la campagne chaque fois que l’occasion s’en présentait, et de les obliger ainsi à consommer du transport.
– Et ne consommaient-ils pas de transport ? demanda l’étudiant.
– Si, et même en assez grande quantité, répondit le D.I.C., mais rien de plus. Les primevères et les paysages, fit-il observer, ont un défaut grave : ils sont gratuits. L’amour de la nature ne fournit du travail à nulle usine. On décida d’abolir l’amour de la nature, du moins parmi les basses classes; d’abolir l’amour de la nature, mais non point la tendance à consommer du transport. Car il était essentiel, bien entendu, qu’on continuât à aller à la campagne, même si l’on avait cela en horreur. Le problème consistait à trouver à la consommation du transport une raison économiquement mieux fondée qu’une simple affection pour les primevères et les paysages. Elle fut dûment découverte. – Nous conditionnons les masses à détester la campagne, dit le Directeur pour conclure, mais simultanément nous les conditionnons à raffoler de tous les sports en plein air. En même temps, nous faisons le nécessaire pour que tous les sports de plein air entraînent l’emploi d’appareils compliqués. De sorte qu’on consomme des articles manufacturés, aussi bien que du transport. D’où ces secousses électriques.
– Je comprends, dit l’étudiant ; et il resta silencieux, éperdu d’admiration.
 
Extrait 2
Un jeudi sur deux, les membres de la classe dirigeante ALPHA sont conviés à un Office de Solidarité.
Le dernier arrivant fut Sarojini Engels.
– Vous êtes en retard, dit avec sévérité le Président du Groupe. Que cela ne se reproduise plus.
Sarojini s’excusa et se coula à sa place entre Jim Bokanovsky et Herbert Bakounine. Le groupe était à présent au complet, le cercle de solidarité était parfait et sans défaut. Un homme, une femme, un homme, en un anneau d’alternance sans fin tout autour de la table. Ils étaient là douze prêts à être réunis en un, attendant de se rapprocher, de se fondre, de perdre en un être plus grand leurs douze identités distinctes. Le Président se leva, fit le signe de T, et, mettant en marche la musique synthétique, déchaîna un battement de tambours doux et infatigable et un choeur d’instruments – para-bois et super-cordes – qui répétèrent avec agitation, maintes et maintes fois, la mélodie brève et obsédante du Premier Cantique de Solidarité. Encore, encore – et ce n’était pas l’oreille qui percevait le rythme martelé, c’était le diaphragme; le gémissement et le retentissement de ces harmonies répétées obsédaient non pas l’esprit, mais les entrailles, et créait un ardent désir de compassion. Le Président fit un nouveau signe de T et s’assit. L’office était commencé. Les comprimés de SOMA consacrés furent placés au centre de la table du repas. La coupe de l’amitié, remplie de SOMA à la glace aux fraises, fut passée de main en main, et avec la formule: « Je bois à mon anéantissement », fut portée douze fois aux lèvres. Puis, à l’accompagnement de l’orchestre synthétique, on chanta le Premier Cantique de Solidarité.

Nous sommes douze, ô Ford; que ta main nous rassemble

Comme au Rû Social gouttelettes tombant,
Ah ! Fais-nous courir tous ensemble,
Plus vifs que ton Tacot ardent !
Douze strophes d’ardeur délirante. Puis la coupe de l’amitié fut passée de nouveau de main en main; « Je bois au Plus Grand Etre », telle était à présent la formule. Tous burent… On chanta le Second Cantique de Solidarité:
 
Viens, Grand Etre, ô l’Ami Social et certain,
Toi, l’anéantisseur de Douze-en-Un, génie !
Nous voulons mourir, car la fin,
C’est l’aube de Plus Grande Vie !
 

De nouveau, douze strophes. Quand ils en furent là, le SOMA avait commencé à agir. Les yeux étaient brillants, les joues étaient rouges, la lumière intérieure du bon vouloir universel débordait sur chaque visage en sourires heureux et amicaux. Ils firent le tour de la pièce, procession circulaire de danseurs, chacun d’eux posant les mains sur les hanches du danseur précédent – le firent et le refirent, criant à l’unisson, tapant des pieds au rythme de la musique en marquant, en battant vigoureusement la mesure de leurs mains sur les fesses qui étaient devant eux; douze paires de mains frappant comme une seule, comme une seule, douze fesses résonnant visqueu-sement. Douze-en-un, douze-en-un. « Je l’entends, je l’entends qui arrive ! » La musique s’accéléra; les pieds tapèrent plus vite; plus vite, encore plus vite s’abattirent les mains rythmiques. Et tout à coup une puissante voix synthétique de basse tonitrua les paroles qui annonçaient la fusion consommée et l’accomplissement final de la solidarité, la venue de Douze-en-Un, l’incarnation du Grand-Etre.

Louis Ferdinand Céline – Bibliographie | MEGA | Pdf

Format: .pdf 

Romans

  • Voyage au bout de la nuit, éditions Denoël & Steele, Paris, 1932 Download
  • Mort à crédit, Denoël & Steele, Paris, 1936 Download
  • Guignol’s Band, Denoël, Paris, 1944
  • Casse-pipe, éditions Chambriand, Paris, 1949
  • Féerie pour une autre fois, éditions Gallimard, Paris, 1952
  • Normance : Féerie pour une autre fois II, Gallimard, Paris, 1954
  • D’un château l’autre, Gallimard, Paris, 1957 Download
  • Nord, Gallimard, Paris, 1960
  • Le Pont de Londres / Guignol’s Band II, Gallimard, Paris, 1964
  • Rigodon, Gallimard, Paris, 1969

Pamphlets

  • Mea Culpa, Denoël & Steele, Paris, 1936 Download
  • Bagatelles pour un massacre, Denoël & Steele, Paris, 1937  Download
  • L’École des cadavres, Denoël, Paris, 1938  Download
  • Les Beaux Draps, Nouvelles Éditions françaises, Paris, 1941 Download

Autres textes

  • La Vie et l’Œuvre de Philippe Ignace Semmelweis, Simon, Rennes, 1924
  • La Quinine en Thérapeutique, Doin, Paris 1925
  • L’Église, Éd. Denoël & Steele, Paris, 1933
  • Foudres et flèches, Éd. F. Chambriand, Paris, 1948
  • Scandale aux abysses, Éd. F. Chambriand, Paris, 1950
  • Entretiens avec le professeur Y, Éd. Gallimard, Paris, 1955  Download
  • Ballets sans musique, sans personne, sans rien, Éd. Gallimard, Paris, 1959. Ce volume contient les ballets La Naissance d’une fée, Voyou Paul, brave Virginie et Van Bagaden qui figuraient déjà dans Bagatelles pour un massacre, ainsi que Foudres et flèches et Scandale aux abysses, le tout précédé de Secrets dans l’île et suivi de Progrès dans la réédition Gallimard de 2001.
  • Progrès, Mercure de France, Paris, 1978
  • Arletty, jeune fille dauphinoise, La flûte de Pan, Paris, 1983
  • Préfaces et dédicaces, Tusson, Éd. du Lérot, 1987
  • Histoire du petit Mouck, Éditions du Rocher, 1997
  • À l’agité du bocal, L’Herne, Paris, 2006  Download
  • Céline vivant, anthologie des entretiens audiovisuels avec LF Céline, Éd. Montparnasse, Paris, 2007
  • Carnet du Cuirassier Destouches rédigé en 1913
  • Discours intitulé « Hommage à Zola » lors de la commémoration annuelle de la mort de l’écrivain Download

Biographie

La Bibliographie des écrits de Louis-Ferdinand Céline a été publiée en 1985. Épuisée en quelques mois, elle est aujourd’hui recherchée et introuvable.
Si nous avons souhaité la mettre à la disposition de la communauté scientifique, c’est que ce travail, qui était l’aboutissement des vingt années de travaux sur Céline de Jean-Pierre Dauphin, a montré par sa précision et son exhaustivité, qu’il était précieux pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à Céline. Universitaires, collectionneurs, libraires d’ancien, ou simples lecteurs, y trouvent l’intégralité des descriptions bibliographiques des textes de Céline publiés de son vivant et jusqu’en 1984, ainsi que les publications (presse, livres de et sur Céline, catalogues de ventes publiques ou de libraires) citant ou reproduisant des textes de Céline.
La mise en ligne de cette base de donnée reproduit fidèlement le texte de l’édition papier (seules des couvertures numérisées ont été ajoutées qui pour une part appartiennent aux Éditions Gallimard). Le système de codification qui avait été conçu pour renvoyer d’un titre à toutes ses rééditions ou reprises et qui dans le livre pouvait rendre la lecture fastidieuse, prouve ici tout son intérêt. À partir de l’édition originale d’une œuvre, il est possible par de simples clics d’aller directement vers toutes ses réimpressions, rééditions dans diverses collections et traductions. La recherche peut se faire par un ou plusieurs mots d’un titre, d’un auteur ou d’un éditeur. Par commodité la liste des principales œuvres conduit directement à leurs éditions originales qui permet d’aller dans toutes les éditions successives.
La partie Biographie est volontairement loin d’être exhaustive et tous les travaux biographiques parus depuis 1985 la complètent utilement, mais elle sert à situer la publication des œuvres dans la vie de l’écrivain.
Seules quelques coquilles ont été corrigées. Progressivement seront apportées les corrections ou ajouts (peu nombreux) qui nous été signalés ou que nous avons retrouvés depuis la publication de l’ouvrage. À cet effet vous pouvez m’envoyer des suggestions par ce formulaire. Par contre la mise à jour depuis 1985 n’est pas envisagée : outre le fait qu’elle présente moins d’intérêt (notamment pour toutes les reprises de textes), d’autres ouvrages comme L’Année Céline publiée par les Éditions Du Lérot et l’Imec depuis 1990 la complètent.
Le Fonds Céline, anciennement Bibliothèque Louis-Ferdinand Céline (BLFC), à l’Imec (imec-archives.com) conserve une grande partie des documents bibliographiques concernant Céline.
Comme mon autre site internet sur l’édition (editionfrancaise.com), ce site est en accès libre tant que j’aurais la possibilité de le maintenir.

Vidéo

Alain Soral, entretien de février 2011 – Partie… par ERTV

Jean Gab’1 – Sur la tombe de ma mère [MEGA] [pdf]

eden24916epub

Auteur: Mc Jean Gab’1
Titre Original: Sur la tombe de ma mère
Date de Parution : 17 janvier 2013
Éditeur : Don Quichotte éditions
Nombre de pages : 320

Download ici

Résumé

« J’avais pris l’habitude, en sortant du solfège ou du catéchisme, de passer à la superette de M. Pétika pour chouraver quelques bonbecs. Ce que je ne savais pas, c’est que Pétika avait retapissé ma petite ganache et, peinard, tenait une note précise de mon butin. Le jour où il a présenté la douloureuse à mon daron qui rentrait du turbin, j’ai pris une escalope dans le museau et suis parti au pieu sans becter. »Charles est fier d’être un emmerdeur: quand la vie vous a tout pris, il faut bien trouver une raison d’exister. Placé en foyer avant sa dixième année, après que son père a tué sa mère, le jeune Français d’origine africaine doit attendre sa majorité pour partir à la conquête du Paris des années 1980, peuplé de Blousons noirs et des pionniers de la génération hip-hop choyés par Paco Rabanne avec, pour seules armes, son irrévérence détachée et sa droiture y compris dans le vice, qui lui valent très vite le blaze de « Jean Gabin ». Maniant la langue comme un 9 millimètres, usant d’un argot savoureux et de tournures dignes des dialogues de Michel Audiard, le futur MC ne le sait pas encore, mais il est fait pour le rap. Pour l’heure, néanmoins, c’est une autre voie qu’il choisit: le braquage, art pour lequel il montre un talent certain. Il vit alors sa vie comme une mélodie en sous-sol, toujours entre deux coups, à l’affût de la bonne « occas’ ».
Et quand Paris devient trop petit pour lui, c’est en Allemagne qu’il décide de monter son plus gros casse: il dévalise une grande banque berlinoise. Trahi par un complice, Charles écope de trente-trois ans de « calèche », ramené à huit en appel, qu’il décide de passer en Allemagne, laissant pour un temps la France et ses galères et partant à l’assaut d’une nouvelle langue. Jean Gab’1, jadis enfant de la Ddass avec ses douze frères et sœurs (son père assassine sa mère, écope de la prison) et ancien braqueur, est un comédien ( Banlieue 13 de Luc Besson, notamment) et un rappeur d’origine camerounaise, connu sous le nom de MC Jean Gab’1.