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Théorie élémentaire de la botanique: Classification naturelle/Etude les végétaux (Pdf) Ebook

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Extrait du Chapitre 1:

Quatre-vingt mille espèces de végétaux sont connue aujourd’hui sur la surface du globe, ce nombre serait porté à plus de quatre-vingt quinze mille en réunissant tout ce qui reste d’inédit dans nos collections; Et si nous supposions l’Asie, l’Afrique et l’Amérique connue des botanistes, au même point où l’Europe l’est actuellement, nous verrions que, selon toutes les probabilités, le globe terrestre est couvert par plus de cent-vingt mille végétaux. Chacune de ces espèces a sa patrie,son nom,  sa forme, ses propriétés et ses usages. La connaissance de ces faits a un certain degré d’utilité. Mais qui pourra éclaircir à nos yeux cette étude immense?…

Extrait Livre III:

Des genres et de leurs sections

Nous avons vu, dans le chapitre précédent, que l’idée d’espèce découle nécessairement de la comparaison des éléments entre eux.Si l’on applique aux espèces comparées des raisonnement analogues , on obtient facilement l’idée générale du genre. On désigne sous le nom de genre (genus), la collection des espèces qui ont entre elle une ressemblance frappante dans l’ensemble de leurs organes. L’idée de ce premier degré d’association entre les espèces à du naître naturellement de certains genre extrêmement tranchés;…

 

 

 

 

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La permaculture, l’art de vivre avec la nature.

La définition la plus satisfaisante de ce qu’est la permaculture est donnée par David Holmgren, pour qui elle est un cadre permettant la mise en place de paysages qui miment les modèles et les relations observées dans la nature, afin d’obtenir une production abondante de nourriture , de fibres textiles et d’énergie pour satisfaire les besoins locaux.
Les deux éléments principaux de la permaculture sont donc la méthode de mise en place, et les systèmes qu’elle vise à créer. Commençons par ces derniers.

Les écosystèmes naturels comme modèles

Martin Crawford dans sa forêt comestible. Source: The Independant.

La permaculture s’appuie sur les écosystèmes naturels pour reproduire les qualités de ces derniers. Une forêt tempérée, par exemple, est un système productif et résilient, qui peut produire deux fois plus de biomasse qu’un système agricole2 et ceci sans irrigation, sans apport de fertilité et sans créer de pollution. Pourquoi les écosystèmes naturels sont-ils si performants ? Ils sont le fruit d’une sélection naturelle vieille de millions d’années, favorisant ceux qui étaient les plus aptes à utiliser l’énergie solaire, l’eau et les nutriments pour leurs besoins, tout en étant capables de résister aux perturbations ou de s’en relever rapidement.
Les permaculteurs visent à recréer les structures physiques et sociales de ses écosystèmes pour bénéficier de leurs caractéristiques désirables, tout en augmentant leurs utilités pour l’Homme. L’étude de ces systèmes apporte nombre de principes de conception de systèmes agricoles.
Le concept qui pousse le plus loin le mimétisme est le concept de forêt comestible. Elle se démarque du pré-verger traditionnel européen sur de nombreux points. La strate herbacée est par exemple remplacée par des associations remplissant les fonctions de couvre-sol, fixateur d’azote, d’accumulateur de minéraux, d’aide aux pollinisateurs …partageant l’espace entre couche herbacée, buissons, arbustes, arbres et lianes. Les mêmes dynamiques que celles d’une forêt sont récrées.
Sans aller jusqu’à la forêt comestible, les enseignements des écosystèmes naturels peuvent servir dans autres agrosystèmes. Au potager par exemple, on créera des allées permanente pour éviter de compacter le sol des planches sous nos pieds; on privilégiera la faune du sol par l’arrêt de pesticides, l’ajout de matière organique et la réduction ou l’arrêt des labours; on évitera de laisser la terre à nue, provoquant érosion et opportunité pour les plantes opportunistes; etc.

Le cadre de pensée de la permaculture

La permaculture n’est pas tant les systèmes mis en place (même s’il arrive qu’on appelle un tel système « une permaculture »), mais tout le processus qui a permis à ce système de voir le jour.
L’élément majeur de la permaculture est la conception (en anglais, le design). Une conception permaculturelle prend un compte un grand nombre d’aspects : sociaux (les personnes concernées par le projet, leurs désirs, leurs habitudes), culturels (les normes, les tabous), juridiques (la législation), du site en lui-même (eau, sol, paysage, climat, végétation …), pour les relier de la façon la plus harmonieuse possible.
La permaculture adopte une vision systémique, c’est à dire qu’on analyse un projet sous forme de systèmes composés de sous systèmes, reliés entre eux par des entrées et des sorties. Par exemple un jardin peut être considéré comme un système composé des sous systèmes « volailles », « potager » et « verger ». Le but est d’organiser au mieux les relations entre ces différents systèmes, de manière à ce que les productions (sorties) d’un système répondent aux besoins (entrées) d’un autre. Par exemple, les fientes des volailles, qui posent un problème de pollution dans les grands élevages industriels, peuvent être avantageusement utilisées comme engrais au potager ou au verger. En plus des productions physiques, on peut aussi utiliser les comportements des différents éléments : le grattage des poules peut être utilisé pour incorporer du compost dans une planche potagère, ou pour déloger des parasites du verger qui se sont enfouis dans le sol au pied des arbres pour passer l’hiver.
Les connexions théoriques abordées précédemment ne sont que des possibilités, qui peuvent prendre corps grâce à un placement judicieux. Plus ces mises en relation (dans ‘espace ou le temps) sont pertinentes, plus grande est la synergie entre les éléments, c’est àdire que les bénéfices de l’union des éléments est plus grand que la somme de ceux des différents éléments. Le temps, l’énergie et l’argent réclamés par le système sont également réduits car plus de déchets sont éliminés et plus de besoins sont comblés sans notre intervention.

Utilisation de baissières pour fertiliser le terrain passivement avec les fientes des poules. Source: A Designers’ Manual, Bill Mollison.

Dans nos exemples, il faut prévoir l’accès des poules au potager et au verger (chemins, protection, eau …). Si le parcours des poules inclus le verger, les poules pourront directement fertiliser et manger les fruit gâtés, sans plus d’intervention de notre part. L’utilisation des fientes de poules sera plus aisée en fonction de l’emplacement proche ou éloigné du poulailler par rapport au lieu de distribution. Il faudra organiser le poulailler de façon à ce que ces actions de maintenance soient facilitées, et éventuellement prévoir des chemins compatibles avec une brouette. Mais les possibilités sont nombreuses : on peut aussi construire un poulailler sans fond permettant aux fientes de tomber directement dans une baissière (fossé creusé suivant les lignes de niveaux), qui se chargera de distribuer cette fertilité au reste du terrain lors des prochaines pluies (voir figure).

Graphe de flux faisant partie d’une conception. Source: Melliodora, David Holmgren.

Pour guider cette mise en place, la permaculture dispose de toute une panoplie d’outils de conception, dont les plus connus sont les zones (les éléments sont placés suivant leur intensité d’utilisation) et les secteurs (les forces venant de l’extérieur du terrain influence le placement). On peut citer entre autre les listes de plantes, des cartes de propriétés (voir l’exemple en bas de age), des diagrammes de flux (voir figure ci-contre), etc.
Enfin, pour la mise en œuvre, les permaculteurs peuvent s’appuyer sur des techniques déjà existantes et qui conviennent à leur situation : techniques potagères, de retraitement des eaux, de construction, etc; ce qui n’empêche pas d’en créer de nouvelles !

La conception en permaculture par l’exemple

Voici un exemple tiré du livre Edible Forest Garden vol. 2 écrit par Dave Jack et Eric Toensmeier, et qui concerne la conception du jardin d’Eric Toensmeier et de Jonathan Bates. Cet exemple a été bien entendu très simplifié pour les besoins de cette page. Pour plus d’information, reportez-vous au livre, qui détaille le processus de conception, et au site de l’Apios Institute d’où sont tirées les photographies et qui en contient plus encore.

Maison vue depuis le fond du jardin

Jardin vu depuis la maison

Eric et Jonathan ont défini les buts qu’ils souhaitaient atteindre comme suit :
« Notre forêt nourricière est un paradis de cueillette géré de façon intensive, une arche vivante d’une grande diversité de plantes utiles et multifonctionnelles de notre biorégion et du monde entier. La forêt nourricière est un élément intégrateur d’une plus large conception en permaculture visant la production de nourriture, l’habitat de la vie sauvage, et des espaces sociaux qui inclut la propriété en entier ».
L’analyse du site fait intervenir de nombreux aspect, entre autre l’étude : de la végétation et autres organismes vivants sur et à proximité de la propriété, du sol, des flux d’eau, des accès, du soleil, de la topographie, etc. Toutes ces informations sont organisées sous forme de listes, de diagrammes, de dessin pour rendre l’information plus intuitives.
Voici quelques schémas réalisés par Dave Jack concernant certains aspects de l’analyse du site :

Accès

Eau

Végétation

Résumé



L’analyse du site est très importante. Dans cet exemple, la mini-serre (visible sur la dernière photo) n’a pas été placée au hasard, mais dans la seule zone du terrain qui reçoit du soleil au cours des quatre saisons. Le potager est lui aussi placé par rapport aux zones d’ensoleillement et à la fertilité du sol. La zone de « rencontre » et de repos se situe juste à la sortie des deux entrées/sorties du bâtiment vers le jardin, et dans une zone ensoleillée l’été. Une mare est située près de cet espace, dans un endroit bas du terrain, pour recueillir l’eau de pluie.
Un schéma résume l’aménagement souhaité du lieu, prenant en compte les objectifs et les observations effectuées. Il ne reste plus qu’à implémenter le design, par l’aménagement physique du lieu.

Plan détaillé
Mise en place du système

Vue depuis le fond du jardin, cinq ans plus tard

Vue depuis la maison, deux ans plus tard



Cet exemple met en lumière un des principes de permaculture, une observation prolongée vaut mieux qu’une action inconsidérée.

Tutoriel complet: Permaculture [MEGA] | Pdf

Définition de la Permaculture:

 La permaculture est un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole soutenable, très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant…) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture ainsi qu’en d’autres ressources utiles, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible.

Elle utilise des notions d’écologie, de paysagisme, d’agriculture biologique, de biomimétisme, d’éthique, de philosophie et de pédologie1. La permaculture invite à mettre ces aspects théoriques en relation avec les observations réalisées sur le terrain.
La base de la permaculture n’est pas uniquement d’analyser les éléments constitutifs d’un système individuellement, mais aussi de prendre en compte leurs interactions, dans le but de produire une compréhension de l’écosystème dans l’optique d’une utilisation par l’homme.

Documentation Pdf:

ebook-permaculture-recueil-86-pages-franck-nathie.pdf (7.6 MB)

mini-ebook-permaculture-elements-de-reflexion.pdf (510 KB)

permaculture-1.pdf (56.3 MB)

permaculture-2.pdf (45.1 MB)

Guide Complet Engrais Metrop (MR1, MR2, CALGREEN, MAM, AMINO Bloom et Root) | Pdf | MEGA

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Extrait:

MAM:

Le MAM est un engrais liquide complet organo-minéral, ternaire (N – P – K), utilisable en foliaire
(agent mouillant incorporé).

Voici sa composition, éléments exprimés en % (P/V):

Comme nous en parlions dans la présentation de la gamme , le MAM de chez Metrop est un produit
très efficace et un peu à part.

Ce produit a été développé spécialement pour l’entretien de plants mères et la production massive
de boutures vigoureuses.

Une plante mère ne peut-être entretenue parfaitement avec un engrais basique de croissance,
même le meilleur du monde (MR1 par exemple … =) ).

A l’inverse, un engrais comme le Mam peut constituer un très bon engrais de départ pour les jeunes
plants et la reprise de boutures (car moins chargé en P par rapport à un MR1 que l’on appliquerait un
peu plus tard compte tenu de sa plus forte concentration, et parce que le Kelp est utile pour les
racines [->suite]).
Alors, quelles sont les différences entre un engrais de croissance et le MAM de chez Metrop? En quoi
le MAM est-il plus adapté aux plants mères qu’un autre produits… voyons cela.

Les plantes mères, sont coupées régulièrement puisque l’on prélève des boutures. Ces plantes mères
(PM) sont donc sujettes à un stress conséquent et doivent produire de nouvelles branches et
s’étendre en permanence. De plus, elles sont conservées plusieurs années, au cours desquelles le
même sort leur sera réservé.

Il y a donc ici la nécessité de déstresser la plante. Cela passe par un cocktail spécial de micro-
éléments de haute qualité, tous présents en quantité importante et de manière équilibrée.

La plante a donc les éléments nécessaires pour:

• déstresser
• continuer de croître
• assurer une réserve de nourriture suffisante dans les feuilles (dont se serviront les boutures pour se
nourrir et assurer un départ de racine et de croissance explosif, c’est pourquoi les vieilles feuilles des
boutures jaunissent).

En plus des micro-éléments de haute qualité et concentration, nous retrouvons dans le MAM, 27%
de Kelpak. Cet élément très couteux et efficace permet de classer le MAM dans la catégorie des bio-
stimulants.

Le Kelpak (ou Kelp), présent en grande quantité dans le MAM provient d’une algue marine naturelle
(Ecklonia Maxima). Beaucoup de fournisseurs d’engrais l’utilisent en infime quantité pour leur
booster de floraison (couleur vert clair). Cet élément contient des hormones naturelles de croissance,
comme l’auxine par exemple, c’est pourquoi il est si efficace dans le MAM destiné aux PM.

L’auxine intervient par exemple dans la création de racines (rhizogénèse), ce qui n’est pas négligeable
lorsque l’on s’apprête à prélever des boutures qui devront créer leurs racines.

L’auxine intervient aussi dans la croissance des organes végétatifs, elle stimule la pousse des
branches principales et rameaux secondaires à partir de l’apex, et donc, à partir du point de coupe
dans le cas d’un prélèvement de bouture (on les prélève sous un nœud généralement).

Pour toute ces raisons, MAM convient parfaitement à l’utilisation sur PM et boutures (par rapport à
tout autre engrais de croissance classique):

• stimulation des branches secondaires
• stimulation des racines
• stimulation de la pousse au niveau des bourgeons apicaux et axillaires.

Les proportions en macro-élèments ont également été modifiées. Ainsi, le traitement spécial pour les
PM permet d’avoir des plantes en bonne santé avec une nourriture adaptée, et donc de la même
manière des boutures en pleine santé.
Le MAM contient: 20% d’Azote (N), 20% de Phosphore (P), et 8% de Potassium (K).

Le Potassium (K) est présent en petite quantité, suffisante pour subvenir aux besoins de la plante qui
reste à l’état végétatif.

Quant aux proportions en N et en P, elles sont égales. Expliquons cela:

Il a souvent été remarqué sur des PM entretenues sans Metrop que des carences en Phosphore
faisaient rapidement leur apparition après plusieurs prélèvements de boutures (n’oubliez pas que le
P est aussi l’élément de base qui constitue les racines).

Il y a plusieurs raisons à une carence en P:

• température sous 20°C: le P tend à se solidifier
• pH supérieur à 6.5
• engrais trop peu concentré en P (en hydro, il est conseillé d’utiliser de l’acide phosphorique pour
l’entretien de PM).

Ainsi, la plante réagi face à cette carence. Elle change de l’Azote (N), en nitrite, qui est toxique et
cancérigène. Le nitrite est de couleur violette, tirant sur le rouge, lila. Les premiers signes de la
présence de nitrites sont donc bien évidemment les tiges et pétioles violettes.

Après plusieurs test de vaporisations foliaires en laboratoires, nous nous sommes aperçu qu’une
seule méthode permet de faire disparaître les tiges rouges, laissant ensuite place à un vert duveteux.

Pour se faire, il suffit d’appliquer à l’endroit concerné la même dose de N et de P, ce, en même
temps.

Autrement dit, lorsqu’une de vos plantes souffre d’une carence en P et que ses tiges et pétioles sont
violettes, il est recommandé d’appliquer le MAM en foliaire (cf. partie foliaire).A 3ml/L, deux
applications foliaires voire 3 dans la même semaine, espacées d’au moins 1 jour, permettent au
problème de s’estomper en 1 semaine.

Le MAM est comme vous l’aurez compris, un engrais puissant qui assure un départ de boutures
explosif (0.5mL/L en arrosage maxi), une croissance et un recouvrement du stress par les plantes
mères (0.5-1mL/L en arrosage; 3mL/L en foliaire).

C’est également le médicament idéal pour les plantes carencées qui affichent des tiges rouges, le
traitement est recommandé dès l’apparition des premiers symptômes (posologie ci-dessus).

Les gros producteurs apprécieront ce produit et les conseils suivants. L’expérience a montré que les
produits Metrop utilisés de manière adéquate dans un climat géré à la perfection permettent de
produire jusqu’à 300 boutures par semaine pour une surface d’1m², le tout, pendant 15-20 ans.

L’utilisation préconisée:
 AminoRoot: 0.8mL / L en racinaire
 Calgreen: de 0.2 à 0.4mL / L en racinaire
 Calgreen: 3mL/L en foliaire 1 fois par semaine
 MAM: de 0.5 à 1mL / L en racinaire
 MAM: 3mL/L en foliaire 1 à 2 fois par semaine

Attention, pour les cultivateurs en terre, MAM et Calgreen 3 fois par semaine grand maximum pour
les mêmes doses en racinaire, PH 5.8!!!

Le MAM est également un produit efficace pour rattraper les carences en N ou en P pendant la
floraison, carences qui, si elles ne sont pas traitées, affecteront de manière considérable le
rendement.

En floraison, une faible dose de MAM apporte un peu d’auxine contenu dans le Kelp. Utilisé à bon
escient, le produit facilitera un stretch puissant, et constituera un booster de floraison des plus
efficaces (augmentation de la production par multiplication des bourgeons, recul de la sénescence).

Pour rappel, l’auxine est synthétisée dans les apex, méristèmes (pousses à l’intérieur des bourgeons)
et les jeunes feuilles de bourgeons terminaux. L’auxine agit sur l’élongation cellulaire et la formation
de bourgeons (à faible dose uniquement, à forte dose, elle agit sur la création de racines et inhibe la
formation de bourgeons).

Vos PM apprécieront une pulvérisation de MAM après un prélèvement de boutures. Alors jardiniers,
à vos scalpels, et n’oubliez pas votre MAM xD.

1L de MAM = 1000 à 2500 L de solution

Les UV(B) et le cannabis

Voici la traduction d’un article de BobbyDigital, publié sur overgrow en 2004, et que vous pouvez maintenant retrouver sur le forum mrnice.nl :

Article Original

Ecrit par BobbyDigital pour Overgrow.com (25 mars 2004)

Après avoir étudié de la littérature scientifique à propos de la puissance psychoactive du cannabis, l’avis de l’auteur est que les radiations de type Ultraviolet(B) représentent le plus important facteur environnemental unique pour développer des variétés avec d’extrêmes propriétés narcotiques. Les radiations Ultraviolet(B) (UV-B) sont définies comme étant une partie du spectre électromagnétique, située entre 280 et 315 nanomètres.

Le Cannabis Sativa possède deux principaux phénotypes, l’un pratiquement dépourvu de principes psychoactifs (« chanvre à fibres »), et un autre avec une abondance de ces principes.

C’est en fait à partir de là que fut effectuée la séparation taxonomique entre C.Sativa et C.Indica, quand en 1793 Lamarck nomma le Cannabis Indica comme étant une espèce distincte de C.Sativa, à cause de légères différences morphologiques, mais aussi principalement à cause des intenses effets psychotropes ressentis après ingestion de C.Indica, contrairement au « chanvre à fibres » C.Sativa. (Schultes & Hofmann, 1980 ?).

Quasiment toutes les variétés de « chanvre à fibres » ont été cultivées hors des zones avec intenses niveaux d’UV-B, alors que c’est le contraire pour les variétés psychoactives.

Cela se voit dans un tableau réalisé par David Pate pour son mémoire à l’Université du Missouri, où il utilisa les données de Small & Beckstead (1973), en passant par de prudentes étapes pour disqualifier les variétés dont l’origine aurait pu être mise en question, pour voir si il existait une relation entre leurs taux de THC et l’intensité des radiations UV-B (Image 1), ainsi que pour mesurer le rapport THC/CBD en relation avec l’intensité des radiations UV-B (Image 2).

Il commente :

« Les données restantes (Table 1) sont présumées être des plantes natives de leur région d’origine, ou qui y ont été introduites depuis assez longtemps pour y être bien adaptées. »

Et,

« De plus hauts taux de delta-9-THC sont manifestes parmi les plantes qui ont d’intenses UV-B dans leur milieu d’origine (Fig.26). Même avec les données relativement non précises utilisées, les résultats sont hautement significatifs et les différents taux d’UV-B représentent plus de 40% de la variation observée sur le taux de delta-9-THC. Comme nous pouvions nous y attendre, il existe également une corrélation négative entre le taux de CBD et l’intensité des UV-B. » (Pate, 1979)

C’est une observation plutôt intéressante, qui a été noté également par Bouquet :

« En Egypte, quand le vice-roi Mehemet Ali souhaita créer une flotte marine, il ramena des graines de Cannabis d’Europe afin d’obtenir de la fibre appropriée pour les cordages. Il fallut ramener de nouvelles graines régulièrement, car les plantes de chanvre obtenues devinrent rapidement incapables de produire de bonnes fibres textiles. D’un autre côté, elles commençaient à produire d’abondantes quantités de résine enivrante. » (Bouquet, 1950)

Et,

« Le chanvre cultivé dans les plaines d’Europe perdait peu à peu la propriété de fournir une résine active » (Bouquet, 1950)

Bergel rapporta des conclusions similaires lorsqu’il écrivit :

« Alors que nous travaillions encore dans ce champs nous avons appris que la production de résine active, pour n’importe quelle sorte de plante de Cannabis, dépend totalement de l’altitude de la plantation ; par exemple, vous obtenez un charas ou un bhang très riche en Inde du Nord, uniquement à partir d’une certaine hauteur au-dessus du niveau de la mer. » (Bergel, 1965)

David Pate discute de Bouquet quand il dit,

« Le travail de Small & Beckstead (1973), a indiqué une biosynthèse importante de THC dans les plantes situées entre les latitudes 30° Nord et 30° Sud. Ceci est complété par leurs observations de variétés à taux prédominants de CBD dans les zones de haute latitude (> 30°), et par un chemotype intermédiaire dans les zones frontières (autour de 30°).

Est-ce uniquement une coïncidence si ce modèle suit l’augmentation des taux d’UV-B selon la latitude, avec une ceinture située entre 30° Nord et 30° Sud qui est la zone mondiale exposée à la plus forte intensité d’UV-B ? Certaines régions hors de cette ceinture sont connues pour produire du Cannabis (incluant le Maroc, l’Afghanistan, le Liban, et le district de Yarkand en Chine) mais leurs cultures se font en hauteur, à des altitudes enrichies en UV-B. » (Pate, 1979)

Il dit ensuite,

« L’une des variétés sur lesquelles Small et al. (1975) ont fait des recherches, était un cultivar Mexicain, qui fut apporté sous forme de graines dans le Mississipi par Turner et al. pour être distribué au NIMH (National Institute of Mental Health), en tant que « Marijuana standardisée ».

Cette variété produisait seulement 1,5% de delta-9-THC au Canada, soit autour de 50% de son taux habituel quand elle était cultivée dans un endroit plus au Sud… Il fut alors suspecté que la différence de 150% entre le taux d’UV-B des deux endroits en était la cause. » (Pate, 1979)

Il trouva d’autres données appuyant cette idée dans les études de David et al., qui en 1963 ont analysé et comparé des plantes de Cannabis du Maroc, de Grèce, du Brésil, du Canada, de Suisse, d’Allemagne, et du Mexique. En comparant les hautes altitudes et les climats tropicaux, David remarqua :

« Les échantillons avec les plus hauts ratios (de delta-9-THC par rapport aux CBD/CBN) proviennent des régions où le ciel est le moins couvert par des nuages, une variable qui affecte les taux de radiations UV-B. » (Pate, 1979)

Peu de temps après cela, au premier congrès organisé par l’Institut de Dépendance aux Drogues, sur le thème du cannabis, le sujet des radiations UV-B fut légèrement abordé. Lors d’une discussion sur la biosynthèse, quand Agurell discutait du taux de cannabinoïdes d’une expérience, cette discussion pris place :

Haney : « Travailliez-vous sur des plantes en extérieur, ou bien dans une serre ? »
Agurell : « Dans une serre, avec des tubes à UV. »
Haney : « la lumière ultra-violette est un facteur très important. » (Joyce and Curry, 1970)

Le graphique réalisé par David Pate montrant le ratio THC/CBD en relation avec l’origine géographique peut être vu sous une forme légèrement modifiée (noms des origines ajoutés), dans le livre Marijuana Botany de Robert C.Clarke en page 159. A partir de cela, Clarke conclut :

« Il est possible que les facteurs environnementaux soient plus importants que la sélection humaine pour l’établissement de phénotypes du Cannabis » (Clarke, 1981)

Dans le mémoire de John Lydon, celui-ci prouva expérimentalement que les plantes de cannabis irradiées avec d’intenses UV-B possèdent un plus haut taux de delta-9-THC et un plus bas taux de CBD que les plantes sans UV-B. Bien que cette expérience n’utilisait pas de clones, il reporta une différence significative de 38% dans le taux de delta-9-THC. (Lydon, 1985).

Une autre question qu’il souleva, était que le cannabis est morphologiquement et physiologiquement insensible aux radiations UV-B. Cela signifie que la plante ne rencontrera pas de changements de croissance ou de problèmes de santé dans une zone ou l’exposition aux UV-B serait égale à celle qu’on retrouve à 3000m au-dessus du niveau de la mer à l’équateur.

Dans son mémoire il y a également deux graphiques qui montrent de façon frappante les différences de taux de cannabinoïdes entre les Cannabis « fibre » et « drogue », avec le « type drogue » en provenance de haute altitude et le « type fibres » provenant de basses altitudes (Images 4 et 5). Il cite un article différent de David Pate (1983) quand il dit que Pate,

« a proposé que les deux chemotypes distincts de Cannabis (le type drogue, producteur de THC, et le type fibres, producteur de CBD), sont le résultat d’une évolution par une pression sélective apportée par les radiations UV-B » (Lydon, 1985)

Suite à cela Pate explique :

« Les résultats de l’expérience montrent clairement que les plantes de Cannabis ont été sélectionnées pour produire de larges quantités de delta-9-THC dans les situations de haute exposition aux UV-B. Cela semble être la conséquence de la fonction de protection qu’offre le THC face aux UV-B » (Pate, 1979)

Pate ne chercha alors pas à comprendre dans son mémoire pourquoi ce phénomène ce produit, mais il en rediscuta plus tard en 1994, quand il publia « Chemical Ecology of Cannabis ». Le sujet du livre était les facteurs environnementaux qui affectent la puissance du Cannabis, et les radiations UV-B sont abordées en détail. Il dit :

« …. la plus intense radiation UV-B ambiante des tropiques, en combinaison avec la labilité aux UV-B du Cannabidiol (CBD), peut avoir influencé l’évolution d’une route biogénétique alternative pour la transformation du Cannabigérol (CBG) en tetrahydrocannabinol (THC) dans certaines variétés »

Il explique plus tard, en disant :

« Leurs expériences (Lydon, 1987), démontrent que dans des conditions de forte exposition aux UV-B, le Cannabis de type drogue produit de significativement plus grandes quantités de THC. Ils ont aussi démontré que la labilité chimique du CBD face à l’exposition aux UV-B (Lydon & Teramura, 1987), en contraste avec la stabilité du THC et du CBC. Cependant, des études réalisées par Brenneisen (1984) ont montré seulement une faible différence d’absorption des UV-B entre le THC et le CBD, et les propriétés d’absorption du CBC ont été prouvé être considérablement plus grandes que celle des autres cannabinoïdes » (Pate, 1994).

Il donne alors deux explications pour le phénomène. Tout d’abord, le THC serait plus efficace à produire, car il résisterait plus longtemps que le CBD en tant que bloqueur d’UV-B.

L’autre explication est :

« La plus grande capacité d’absorption d’UV-B du CBC comparé au THC et la relative stabilité du CBC comparé au CBD, pourrait désigner ce composant comme étant la substance de protection face aux UV-B. La présence de larges quantités de THC pourrait alors être expliquée simplement comme étant une accumulation de réserves à la fin de la chaîne de résistance à médiation enzymatique de ce cannabinoïde. » (Pate, 1994)

Il continue,

« Cette hypothèse autour du CBC impliquerait le développement d’une alternative au cycle biochimique déjà connu de la transformation du CBG en THC via l’étape du CBD. En effet il a été noté (De Faubert Maunder, 1970) et corroboré par GC/MS (Turner & Hadley, 1973) que certaines variétés tropicales de cannabis de type drogue, ne contiennent pas du tout de CBD, et une abondance de THC.
Ce phénomène n’a jamais été observé sur des variétés de cannabis cultivées plus au Nord. L’absence de CBD a mené certains auteurs (De Faubert Maunder 1970, Turner et Hadley 1973), a spéculé qu’une autre route biogénique du THC serait impliquée. »

Ce que Pate n’avait pas compris, est que la biosynthèse du THC peut se faire selon différents moyens en utilisant différents cannabinoïdes précurseurs, cela dépendant des facteurs environnementaux.

Le CBD et le THC ont les mêmes propriétés d’absorption des UV-B, à part que le CBD se détériore facilement sous exposition aux UV-B, ce qui n’est pas le cas du THC.

Le cannabinoïde CBC possède une capacité d’absorption des UV-B significativement plus grande que celle du THC ou du CBD.

Le CBD peut alors être considéré comme étant énergiquement inefficace dans les endroits où une protection importante aux UV-B est nécessaire.

La plante pourrait alors choisir une voie de biosynthèse alternative, en créant du CBC à partir du CBG pour le transformer ensuite en THC.

Cette voie fournirait à la plante toute la protection UV-B dont elle a besoin, alors que la voie impliquant le CBD serait moins fonctionnelle pour cet usage.

Bien que de plus profondes investigations soient nécessaires sur ce sujet, la théorie est en quelque sorte appuyée par Robert Nelson lorsqu’il écrit,

« Les phénotypes riches en THC possèdent toujours du Cannabichromène (CBC), parfois en grandes quantités » (Nelson, 2000)

Et également par Bassman lorsqu’il parle des effets des radiations UV-B sur les plantes en général :

« En outre, le taux de certains métabolites secondaires peut augmenter avec des radiations UV-B, alors que la concentration d’autres peut diminuer » (Bassman, 2004)

Dans notre cas, le taux de CBC augmenterait à cause de ses propriétés d’absorption des UV-B, alors que le taux de CBD diminuerait car ce cannabinoïde se dégrade rapidement lorsqu’il est exposé à des radiations UV-B. Bassman déclare alors,

« De tels changements peuvent être causés, du moins en partie, par la compétition entre les différentes enzymes impliquées dans les différentes branches de chemins biosynthétiques. » (Bassman, 2004)

Dans notre cas, ce serait pertinent pour le cas de la biosynthèse du THC à partir du CBG, soit en passant par le CBD, soit par le CBC, avec l’évolution qui a préféré le CBC dans les zones d’intenses rayonnements UV-B.

Lydon écrivit un bon résumé du problème des radiations UV-B et de la puissance du cannabis, quand il constata :

« Ainsi, les populations de C.Sativa qui produisent d’avantage de composants absorbants les UV-B quand elles sont exposées à de hauts niveaux de radiations UV-B (comme démontré avec le clone de type drogue), ont de meilleures chances de reproduction dans les environnements avec de hauts niveaux d’UV-B. Cela peut expliquer la répartition actuelle mondiale des variétés de cannabis de type fibres ou drogue dans les environnements tempérés ou tropicaux. » (Lydon, 1985)

Il existe un grand nombre d’individus dans les temps modernes, qui pour diverses raisons essayent de cultiver du cannabis pour ses propriétés narcotiques, en intérieur sous des lampes artificielles.

Ces individus essayent d’imiter le soleil aussi proche que possible, afin de cultiver leur plante à son plus haut potentiel, même si une intense radiation UV-B n’est jamais représentée dans leurs environnements d’intérieur, principalement à cause du manque d’informations sur les effets des UV-B sur la puissance du cannabis.

Il y a eu quelques individus privilégiés qui ont essayé de compléter leur ampoule HPS (le type d’ampoule le plus commun pour cet usage), avec des lampes produisant des UV-B, et qui ont décrit leurs résultats, avec la plupart d’entre eux rapportant des effets positifs. Cela fut observé parmi la communauté de cultivateurs sur internet Overgrow.com.

Sur ce forum, il y a eu 5 personnes qui ont ajouté des UV-B au cycle de vie entier d’une plante de Cannabis : aallonharja, Alchemy Grower, middle_aged_crazy, maxgrow_de, et Sam_Skunkman.

Le premier, aallonharja, bien qu’il n’utilisait qu’un tube fluorescent de 15W pour bronzage, et qu’il n’a pas mené sa culture à terme, constata une augmentation de la production de résine de 5 à 10%.

Middle_aged_crazy a ajouté des lampes UV-B à son environnement, avec des récoltes destinées aux utilisateurs médicaux, a constaté une si grosse différence qu’il ne reviendra jamais à un environnement sans UV-B. Il raconta que les patients qu’il fournissait avaient besoin de 25% de produit en moins pour répondre totalement à leurs besoins médicaux.

La même situation fut rapportée par Alchemy Grower, un autre cultivateur à but médical, qui ressentit un si gros impact qu’il conserva la lampe à UV-B dans son environnement de culture.

Maxgrow_de rapporta également des résultats positifs, lorsqu’il dit :

« Vous pouvez constater de claires différences entre la plante cultivée sous UV-B et les deux autres femelles ».

La seule personne à ne pas avoir constaté de résultats positifs était Sam_Skunkman. Il est supposé avoir mis en place une expérience avec des UV-B dans sa serre, à l’aide de son proche ami David Pate, et n’a trouvé aucune différence entre les produits cultivés sous UV-B et les autres, bien qu’il n’ait pas expliqué de quelle façon le test a été réalisé. Il ne put citer ni la variété utilisée, ni la procédure, ni les conditions de culture de l’expérience. (Tout était sur ce topic : http://www.overgrow.com/edge/showthread.php?t=414526)

Sur les cinq personnes ayant ajouté des UV-B à leur environnement de culture en intérieur et qui ont rapporté leurs résultats, quatre d’entre eux décrivent une augmentation des effets narcotiques du produit final.

Trois constatèrent tant de différence qu’ils ne reviendront jamais en arrière à ne pas utiliser d’UV-B.

Maintenant qu’une corrélation directe a été démontrée entre les radiations UV-B et la puissance du cannabis, on peut s’attendre à ce que d’avantage de cultivateurs essayent d’ajouter des UV-B à leur environnement d’intérieur, avec des résultats positifs.

Comme soutien au fait que les radiations UV-B influent positivement sur les propriétés narcotiques du cannabis, vous pouvez regarder les écrits d’Ed Rosenthal, un auteur spécialisé dans la culture du cannabis en intérieur.

Il semble être convaincu que les UV-B sont importants pour cultiver une plante de cannabis narcotique puissante.

Ses conseils sont suivis par d’avantage de cultivateurs en intérieur que n’importe quel autre auteur, la plupart d’entre eux étant issus des colonnes « Ask Ed » du magazine Cannabis Culture, ou de ses livres best-seller sur la culture du cannabis. Il y a au moins deux articles « Ask Ed » à propos des radiations UV-B.

Le premier est dans le numéro de Novembre 2002 du magazine Cannabis Culture, dans un article intitulé « désaccord sur la lumière », où un individu déclare que les lampes Metal Halide (MH) sont meilleures pour le cycle de floraison, car elles émettent des UV-B. Cette personne disait :

« Les lampes MH produisent d’avantage d’UV-B que les lampes HPS, et plus il y a d’UV-B, plus la puissance sera importante »

En réponse, en parlant probablement du mémoire de Lydon, Rosenthal dit :

« Un chercheur a conduit une expérience contrôlée dans une serre…. Il a constaté que le pourcentage de THC augmentait en relation directe avec l’augmentation de la lumière UV-B. Cette recherche confirme l’adage qui dit que les plantes de haute altitude sont plus puissantes que celles cultivées à basse altitude. Si vous regardez les anciennes variétés landraces de cannabis qui se sont adaptées à leur climat et à leur latitude, le rapport du THC par rapport au CBD commence à 100:1 à l’équateur. Autour du 30e parallèle (la vallée de l’Hindu Kush), les plantes ont un ratio de 50:50. Autour du 45e parallèle le ratio est proche de 1:100. Cela correspond grossièrement au taux d’UV-B de ces latitudes. Il y a beaucoup plus d’UV-B à l’équateur que sur le 45e parallèle » (Rosenthal, 2002)

La seconde fois où M. Rosenthal parle des radiations UV-B est dans le numéro de Février 2003 du magazine Cannabis Culture. Dans l’article intitulé « Metal Halide pour la floraison ? » Rosenthal dit :

« Troisièmement, la lampe MH envoie d’avantage d’UV-B que la lampe HPS, bien qu’il s’agisse encore de très faibles quantités. La quantité de lumière UV-B que reçoivent les plantes, est directement liée à la qualité du produit final. Plus il y aura d’UV-B, meilleure sera la qualité. » (Rosenthal, 2003)

Le conseil de M. Rosenthal ne devrait pas être pris à la légère, vu sa réputation et sa notoriété parmi la communauté des cultivateurs de cannabis.

Les données scientifiques ont montré que d’intenses niveaux de radiations UV-B sont le plus important facteur environnemental unique pour développer des variétés de cannabis avec de hautes propriétés narcotiques. Le stress environnemental des radiations UV-B, couplée avec les sélections flagrantes réalisées par la race humaine, ont résulté en des variétés de cannabis avec de grandes quantités de la principale molécule psychoactive delta-9-THC.

Il semble qu’aujourd’hui, les breeders de cannabis sont concentrés principalement sur la sélection artificielle, avec peu ou aucune étude des facteurs environnementaux qui pourrait affecter la voie biosynthétique, le taux, et le ratio des différents cannabinoïdes.

L’auteur n’a pas connaissance de breeders modernes qui essayeraient de donner à leurs plantes d’intenses niveaux de radiations UV-B, bien qu’il semble que ce fut le cas de cultivateurs dans un lointain passé.

Avec la quantité de variétés de cannabis hautement narcotiques et de haute qualité disponibles aujourd’hui, il semble que la dernière étape pourrait être d’apporter à la plante une dose supplémentaire de lumière UV-B équivalent à un environnement de culture en haute altitude, pour développer complétement la voie biosynthétique du THC avec peu ou pas de CBD impliqué.

Le manque de radiations UV-B dans les environnements de culture du cannabis peut affecter la puissance de la psychoactivité, car la plante ne sera pas aussi narcotique que si elle avait reçu un niveau quantifiable d’UV-B dans sa lumière. Du cannabis de haute puissance peut être cultivé sans radiations UV-B grâce à l’intense sélection humaine sous ce type de lumière, bien qu’il semble que la majorité des variétés cultivées aujourd’hui sont originaires de régions avec une forte intensité d’UV-B.

Les radiations UV-B représentent le stress environnemental le plus efficace pour augmenter la puissance psychoactive du cannabis.

En fait, c’est évolutionnaire, et à travers les années, aux côtés de la main de l’homme, il a joué le rôle le plus important dans le développement du cannabis avec de grandes quantités de THC. Les mots de David Pate peuvent très bien conclure cet article quand il écrit :

« Cette étude a été réalisée en tant que thèse de bibliothèque, à cause des restrictions s’appliquant même sur la recherche scientifique de ce génie. Néanmoins, les limites approximatives des questions possibles sur ce phénomène ont maintenant été atteintes. Des réponses concluantes aux nombreuses questions restantes demanderont de prudentes expérimentations contrôlées » (Pate, 1979)

Auteur : BobbyDigital
Traduction : leMarcel

ps : n’hésitez pas à faire un tour sur ma V7, j’ai ajouté à ma HPS 600W, 2 X 30W de néons à reptiles avec 12% d’UV-B ! :)

Voici quelques infos complémentaires apportées par BobbyDigital à la suite de son article :

« Très intéressant, je n’avais pas imaginé qu’on puisse ajouter des UV pour cette raison, bien que cela ait du sens.

La raison pour laquelle j’ai utilisé des lampes à UV-B, est qu’il existe de nombreuses recherches qui suggèrent que les UV-B sont particulièrement importants pour cultiver des plantes puissantes.

Ce fut probablement à l’origine le principal facteur environnemental qui a provoqué l’évolution du cannabis par la création du THC.

Les lampes à haute pression (MH/HPS) en général n’émettent aucune quantité d’UV-B proche de celle du soleil, à l’exception de la nouvelle CMH, mais celle-ci n’existait pas encore quand je cultivais en intérieur.

Les gens demandent toujours « Alors comment expliquer que mon herbe produite en intérieur soit psychoactive si il n’y a vraiment aucun UV-B ? »

Ma réponse est que le cannabis est connu pour évoluer incroyablement vite, et que si des plantes sont sélectionnées sur le critère de la puissance sous des lampes d’intérieur, alors il est complétement normal qu’elles soient puissantes sans UV-B.

Cela ne signifie pas que les UV-B seront inutiles, mais ça ne signifie pas non plus qu’ils seront utiles, car cela dépendra de la façon dont la variété a été sélectionnée, des génétiques dont elle est issue, et de leur réaction aux UV-B.

J’avais en fait écrit une sorte de « recherche » sur toutes les choses que j’ai pu lire sur ce sujet. C’est probablement un peu vieux maintenant, car je l’avais écrit il y a quelques années à l’époque d’Overgrow. Je vais le poster quelque part sur ce site et te donnerait le lien au cas où tu voudrais le lire, je dois en avoir une copie quelque part.

Et honnêtement, je préfère l’herbe cultivée en extérieur que celle d’intérieur. Je ne peux pas être certain que ce soit grâce aux UV, mais je suis sûr que ça aide. Sam Skunkman m’a aidé dans mes recherches, et il a admis que l’herbe d’extérieur semble meilleure à fumer que celle d’intérieur, mais n’a pas voulu dire que c’était grâce aux UV-B. Une fois encore, je ne suis pas certain de pouvoir faire confiance à ce type.

Et je ne cultive plus en intérieur, par malchance je n’ai plus vraiment la place pour le faire en sécurité à l’heure actuelle. J’utilisais des lampes à UV pour aquarium. Il existait aussi des lampes pour reptiles et d’autres pour bronzer, mais les lampes à reptiles étaient un peu trop petites, et les lampes pour bronzer étaient trop longues pour être placées dans de bonnes positions assez proches des plantes.

Je recherche les images qui accompagnaient ce document, j’ai retrouvé tous les textes, mais les images que j’avais utilisées y sont manquantes.

J’ai retrouvé la copie d’un article sur lequel je n’arrivai pas à mettre la main quand j’ai écrit ce papier. Sam Skunkman m’en a envoyé une copie.

C’était un article écrit par John Lydon, deux ans après son mémoire, et l’article était appelé « Effets des radiations UV-B sur la photosynthèse, la croissance, et la production de cannabinoïdes de deux chemotypes de Cannabis Sativa ». Il fut publié dans le journal « Photochemestry and Phytobiology », qui était très peu connu et qui n’existe plus, c’est pourquoi mes libraires ne le trouvaient jamais !

Les deux derniers paragraphes résument l’article :

« Il n’y a eu aucune différence physiologique ou morphologique significative selon les traitements UV-B, que ce soit sur les plantes de type fibres ou celles de type drogue. (Cela n’a posé aucun problème de santé).

La concentration du delta-9-THC, mais pas celle des autres cannabinoïdes, à la fois dans les tissus des feuilles et ceux des fleurs, a augmenté avec les UV-B sur les plantes de type drogue.

Aucun cannabinoïdes des plantes de type fibres, ne furent affectées par les radiations UV-B.

Les niveaux augmentés de THC dans les feuilles à cause des UV-B peuvent être expliqués par la tolérance morphologie et physiologique aux radiations UV-B par les plantes de type drogue.

Néanmoins, les plantes de type fibres n’ont montré aucun changement comparable dans leur taux de cannabiodiol (CBD) (un cannabinoïde avec des propriétés d’absorption des UV-B similaires au THC)

Ainsi, la participation des cannabinoïdes en tant que filtre sélectif des UV-B, est équivoque.

Juste un fait étrange, quand j’essayai de retrouver une copie du mémoire de David Pate, j’ai trouvé qu’il a travaillé pour Hortapharm !

C’est la compagnie de Sam Skunkman, et quand nous discutions de cet article, Sam m’avait dit qu’il avait fait une expérience avec Pate qui ne fut jamais publiée, et qu’ils n’avaient pas vu d’augmentation du THC suite à l’exposition aux UV-B (il s’agit du seul et unique rapport que j’ai lu qui ne reportait aucun changement pour les plantes de type drogue).

J’ai aussi remarqué qu’il avait écrit un chapitre pour le livre « Advances in Hemp Research », publié en 1999, intitulé « The Phytochemistry of Cannabis : It’s Ecological and Evolutionnary Implications ».

Le titre ressemble au mien, et j’ai pu lire quelques pages sur google, mais c’est incomplet. Il y écrit explicitement, en citant l’article de Lydon de 1987 :

« Leurs expériences démontrent que dans des conditions de haute exposition aux UV-B, le cannabis de type drogue produit des quantités significativement plus grandes de THC »

Je trouve étrange que David Pate a écrit cela, quand Sam Skunkman dit qu’ils ont fait une expérience ensemble ne montrant aucune différence. Surtout que le sujet du mémoire de David Pate était les effets de la lumière sur le cannabis. Cela n’a pas de sens.