Nos écrans, nos enfants et nous ?

L’abbé Jean-Pierre Boubée, actuel vicaire à St Nicolas du Chardonnet parle de la malfaisance des écrans dans la vie et tout particulièrement dans la vie des enfants et des familles.

Stan Maillaud et Janett Seemann – Entrevue Choc et explosive

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Soral répond ! – Émission du 11 janvier 2015 (Télécharger ici)

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Réconciliation nationale

 

L’INGENIERIE SOCIALE :

L’INGENIERIE SOCIALE :

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Le terme d’  » ingénierie sociale  » ( en anglais social engineering ) désigne l’art de manipuler des personnes afin de contourner des dispositifs de sécurité.

Il s’agit ainsi d’une technique consistant à obtenir des informations de la part des utilisateurs par télèphone, courrier électronique, courrier traditionnel ou contact direct.

 

L’ingéniérie sociale est basée sur l’utilisation de la force de persuasion et l’exploitation de la naiveté des utilisateurs en se faisant passer pour une personne de la maison, un technicien, un administrateur, etc.

 

D’une manière générale les méthodes d’ingéniérie sociale se déroule selon le schéma suivant :

 

Une phase d’approche permettant de mettre l’utilisateur en confiance, en se faisant passer pour une personne de sa hièrarchie, de l’entreprise, de son entourage ou pour un client, un fournisseur, etc.

 

Une mise en alerte, afin de le déstabiliser et de s’assurer de la rapidité de sa réaction. Il peut s’agir par exemple d’un prétexte de sécurité ou d’une situation d’urgence ;

 

Une diversion, c’est-à-dire une phrase ou une situation permettant de rassurer l’utilisateur et d’éviter qu’il se focalise sur l’alerte. Il peut s’agir par exemple d’un remerciement annonçant que tout est rentré dans l’ordre, d’une phrase anodine ou dans le cas d’un courrier électronique ou d’un site web, d’une redirection vers

le site web de l’entreprise.

 

 

L’ingéniérie sociales peut prendre plusieurs formes :

 

Par téléphone

Par courrier électronique

par courrier écrit

Par messagerie instantanée

etc.

 

COMMENT SE PROTEGER 

 


La meilleure façon de ce protéger des techniques d’ingéniérie sociale est d’utiliser son bon sens pour ne pas divulguer à n’importe qui des informations pouvant nuire à la sécurité de l’entreprise. Il est conseillé, quel que soit le type de renseignement demandé :

 

de se renseigner sur l’identité de son interlocuteur en lui demandant des informations précises ( nom et prénom, sociètè , numéro de téléphone ) ;

 

de vérifier éventuellement les renseignements fournis;

de s’interroger sur la criticité des informations demandées.

 

Ainsi, une sensibilisation des utilisateurs aux problèmes de sècuritè peut s’avérer nécessaire.

 

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QU’EST-CE QUE L’INGENIERIE SOCIALE ? …

 

 

1. Science politique : une pratique visant à modifier à grande échelle certains comportements de groupes sociaux.

2. Sécurité de l’information : une pratique visant à obtenir par manipulation mentale une information confidentielle.

 

3. Psychologie : une pratique utilisant des techniques de manipulation psychologique afin d’aider ou nuire à autrui.

En dégageant le concept commun de ces trois définitions, nous proposons de les synthétiser en une seule : l’ingénierie sociale, c’est la modification planifiée du comportement humain.

Qui parle de modifier un comportement, parle de le faire changer. Le « changement » est donc le mot-clé de cette approche, avec une orientation clairement interventionniste, raison pour laquelle on parle d’ingénierie, c’est-à-dire d’une pratique consciente, intentionnelle et délibérée du changement. Cette praxis du changement provoqué est susceptible d’une planification, appuyée sur une modélisation scientifique et une programmation de type algorithmique du comportement (formule IFTTT : « Si ceci, alors cela »).

Plusieurs universités françaises proposent des Diplômes d’État d’Ingénierie Sociale (DEIS), dont l’université de Toulouse II – Le Mirail qui a sous-titré le sien « Intervention sociale et changement ». Quant à l’Institut Régional d’Ingénierie Sociale (IRIS), il offre les descriptions suivantes sur son site : « Notre métier consiste à anticiper, susciter et accompagner le changement chez les hommes, dans les entreprises, dans les organisations et dans les territoires lorsqu’il y a des mutations économiques, sociales, culturelles, technologiques ou environnementales. » Ou encore, sur la page du site consacrée aux méthodes élaborées : « L’Ingénierie Sociale, formidable intuition née en 2003, est destinée à aider à « Changer » en maîtrisant la nouveauté, en élaborant de nouvelles compétences, en s’adaptant aux mutations, en élaborant des plans stratégiques, en étant acteur des mutations économiques, sociales, technologiques, culturelles ou environnementales et en étant l’auteur de son propre changement. » (http://www.univ-tlse2.fr/accueil-ut… ; http://www.iris.eu.org/presentation…)

Issue du consulting en management de tendance libérale et du « social engineering » anglo-saxon, cette phraséologie du « changement » est donc omniprésente en ingénierie sociale, sous diverses déclinaisons : conduite du changement, changement dirigé, accompagnement au changement… On la retrouve tout naturellement dans les slogans de campagne de François Hollande 2012 « Le changement, c’est maintenant », Barack Obama 2008 « Change, we can believe in », dans l’usage appuyé de l’idée de « rupture » par Nicolas Sarkozy 2007, ou encore le slogan de la banque ING Direct Italie : « Prendi parte al cambiamento. » La notion de « regime change » appartient quant à elle au vocabulaire de la transitologie, discipline développée dans les think tanks de certains pays impérialistes pour désigner par euphémisme les pratiques d’ingérence et de colonisation soutenues par des ONG et des invasions militaires. Une véritable industrie du changement est donc à l’œuvre de nos jours un peu partout sur la planète. Ce qui ne change pas, en revanche, c’est que dans tous les cas – accompagnement adaptatif ou impulsion donnée – nous avons à faire à un changement « piloté », sous contrôle, au moyen d’une méthodologie rationnelle.

Comme tout comportement, le « changement » est un processus objectivable qui peut être décomposé en éléments atomiques : c’est la partie théorique et proprement scientifique. Ce travail descriptif accompli, on peut passer à la pratique consistant à recombiner entre eux les éléments analysés, mais selon un nouveau schéma, une nouvelle synthèse, à la manière dont l’ingénierie génétique le fait avec l’ADN. Devenu habile dans cet art du changement provoqué, un individu expérimenté pourra également l’instiller à volonté chez autrui et prendre le contrôle de son comportement. On reconnaît ici les principes de base du mentalisme et de la Programmation neurolinguistique (PNL), que l’on appelait en des temps révolus la « magie », ou l’Art hermétique, et qui s’appuie sur une bonne part de « faire croire », d’illusionnisme, de prestidigitation, de bluff et de poker-menteur. Vue sous cet angle, l’ingénierie sociale n’est guère que de la « manipulation » psychologique et comportementale érigée en science exacte.

Le principe de la manipulation, généralement blâmable, peut néanmoins s’avérer constructif : les parents « manipulent » souvent leurs enfants, c’est-à-dire qu’ils les font changer de manière planifiée, mais pour leur bien, pour les aider à s’adapter au monde environnant et à développer des aptitudes, comme toute relation de maître à disciple. La manipulation peut donc avoir un caractère pédagogique. Que la manipulation soit bienveillante ou malveillante, elle s’appuie toujours sur un repérage des faiblesses et des failles du sujet manipulé, que ce soit pour les réparer, les contenir ou au contraire pour les exploiter.

L’exploitation malveillante des points de vulnérabilité et des angles morts par l’ingénierie sociale appartient à sa dimension de management des perceptions et d’« art de la supercherie », pour reprendre le titre de Kevin Mitnick. Art de la tromperie étroitement lié aux techniques d’influence comportementale appliquées dans les milieux hackers et pirates informatiques, notamment dans la pratique du « phishing », traduite par « hameçonnage », notion appartenant au registre de la Sécurité des systèmes et de la cyndinique (sciences du danger, gestion de risques, cybercriminalité).

Un exemple typique de hameçonnage nous a été fourni par le piratage de l’Élysée au printemps 2012, dont certains ont mis en doute la véracité, ce qui ne touche pas la description du mode opératoire, un vrai cas d’école. Le « Journal Du Net » récapitule ainsi : « « Comment Facebook a permis de pirater l’Élysée. » La méthode employée pour pirater le palais présidentiel en mai dernier a été révélée. L’ingénierie sociale via Facebook et le phishing en sont les piliers. L’ingénierie sociale est bien souvent utilisée pour faciliter des piratages, et celui subi par l’Élysée en mai dernier en est une nouvelle illustration. Nos confrères de l’Express pensent aujourd’hui savoir comment les attaquants s’y sont pris pour « fouiller les ordinateurs des proches conseillers de Nicolas Sarkozy » et récupérer « des notes secrètes sur des disques durs ». Et c’est bien Facebook qui a permis aux pirates de repérer des personnes travaillant à l’Élysée puis de devenir leurs « amis ». Après avoir gagné leur confiance, les attaquants ont pu les inciter par e-mail à cliquer sur un lien menant vers un faux site officiel afin de recueillir leurs identifiants. Les pirates ont donc utilisé la méthode bien connue du phishing : ils ont reproduit à l’identique le site officiel de l’Élysée pour piéger leur cible. » (http://www.journaldunet.com/solutio…).

Le phishing consiste donc à augmenter notre pouvoir sur autrui en remplaçant son réel par une simulation dont nous possédons les clefs. On va superposer à une chose réelle que l’on ne contrôle pas, en l’occurrence le site original de l’Élysée, un simulacre que l’on contrôle de cette chose réelle, en l’occurrence le site de l’Élysée reproduit à l’identique, sauf les paramètres et les codes d’entrée que l’on a définis soi-même. En faisant basculer autrui par hameçonnage dans une simulation de sa réalité définie par nous, on devient dès lors créateur et maître de la réalité d’autrui, sans que celui-ci n’en ait forcément conscience. Plusieurs œuvres de science-fiction ou de philosophie (Philip K. Dick, Jean Baudrillard, « Matrix ») illustrent ce principe de substitution d’une simulation contrôlée et aliénée du réel au réel originel proprement dit.

Ingénierie sociale positive ou négative

En règle générale, les professionnels de la discipline (consultants, lobbyistes, spin doctors) se contentent de remplir leurs contrats et ne portent aucun jugement de valeur sur le bien-fondé des changements qu’ils travaillent à planifier, que ce soit en mode « accompagnement » ou en mode « déclenchement », comme s’il allait de soi que c’était toujours pour le meilleur et jamais pour le pire. Cette neutralité axiologique pose problème. Passé le moment de la description scientifique des phénomènes, vient le moment de la prescription éthique. Or, le changement n’est pas forcément bon en soi. On peut changer, ou faire changer, pour le Bien mais aussi pour le Mal. Nous souhaitons donc introduire ici une subdivision morale entre une ingénierie sociale positive (abrégée dans la suite du texte en IS+), car on peut faire changer un sujet pour l’améliorer, et une ingénierie sociale négative (abrégée en IS-), car on peut faire changer un sujet pour le détruire.

Le phénomène du « changement » est universel. L’altération de toute chose est inévitable. Mais il y a plusieurs sortes de changements, des rapides et des lents, plus ou moins naturels ou artificiels, etc. Nos deux formes d’ingénierie sociale se consacrent à deux formes bien distinctes du changement. Tout d’abord, il existe de nombreux processus de changement naturel et d’évolution spontanée, mais ils sont généralement lents, continus, graduels, presque insensibles, les vraies catastrophes restant rares et ponctuelles dans la nature, anormales par définition (la prédation animale s’inscrivant en fait dans un continuum). Le Taoïsme appelle ces changements lents des « transformations silencieuses ». On les observe dans la physique et la biologie mais aussi dans les sociétés traditionnelles, précapitalistes et prérévolutionnaires. L’objet de l’IS+ pourrait être de rétablir ou de faciliter ces changements naturels et sains quand ils rencontrent des obstacles. À l’opposé, l’IS- travaille au changement provoqué, non-naturel, artificiel ou artefactuel, à marche forcée, et procède par bond, rupture, « saut quantique », catastrophes, discontinuités, toutes choses qui, dans le champ politique, se trouvent aux racines communes du capitalisme et de la révolution.

Il faut l’admettre, le grand clivage de la pensée politique issue de 1789 et opposant la Droite, associée au capitalisme, et la Gauche, associée à la révolution, est en réalité trompeur. Le préalable à toute pensée politique sérieuse consiste donc à abandonner ce clivage Droite/Gauche ou, deuxième option, à réaliser la synthèse du meilleur des deux camps. Fondamentalement, la seule distinction politique pertinente s’établit entre la Vie et la Mort. Nous proposons donc de distinguer entre une IS+ orientée vers la Vie, consacrée aux processus de changements néguentropiques et structurants, et une IS- orientée vers la Mort, favorisant tous les processus de changements entropiques et dé-structurants.

 

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Entretien avec Lucien Cerise auteur de « Oliganarchy » pour la revue Rébellion

 

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Venant de l’extrême gauche de l’échiquier politique, je vote « Non » en 2005 au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, comme 55 % des votants. Quand je vois au cours des années 2006 et 2007 ce que le pouvoir fait du scrutin, cela me décide à m’engager dans les mouvements anti-Union européenne et antimondialistes, donc nationalistes, autonomistes et localistes. L’autogestion signifie pour moi « liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes » ainsi que « souveraineté » dans tous les sens du terme : alimentaire, énergétique, économique, politique et cognitive. Au fil du temps et des rencontres, je me suis rendu compte que le clivage politique droite/gauche est en fait complètement bidon et que la seule différence à considérer est entre la vie et la mort.

En 2010, vous faisiez paraître Gouverner par le chaos – Ingénierie sociale et mondialisation chez Max Milo. Pouvez-vous revenir sur l’origine de votre réflexion et sur votre choix de l’anonymat ?

L’origine est multiple. D’abord, comme beaucoup de monde, j’ai observé chez nos dirigeants politiques, économiques et médiatiques une telle somme d’erreurs et une telle persistance dans l’erreur que j’ai été amené à me demander s’ils ne le faisaient pas exprès. En Occident, les résultats catastrophiques des orientations prises depuis des décennies sont évidents à court terme, si bien qu’on ne peut leur trouver aucune excuse. Une telle absence de bon sens est troublante. Cela induit un vif sentiment de malaise, qui peut devenir une dépression plus ou moins larvée, qui a été mon état pendant longtemps. J’en suis sorti progressivement, mais certains éléments ont été plus décisifs que d’autres pour me faire comprendre ce qui se passait vraiment et l’origine de ce malaise.
La lecture de La Stratégie du choc, de Naomi Klein, a été un choc, justement. On comprend enfin à quoi servent ce que l’on pourrait appeler les « erreurs volontaires » de nos dirigeants. Dans un premier temps, on attribue leurs erreurs à de la stupidité, ou à de la rapacité aveugle. En réalité, ces erreurs volontaires obéissent à une méthode générale tout à fait rationnelle et maîtrisée, développée sur le long terme et qui envisage positivement le rôle de la destruction. La Stratégie du choc aborde pour la première fois dans un livre pour le grand public cette doctrine de la destruction positive, qui constitue le cœur du capitalisme depuis le XVIIIe siècle et qui repose sur des crises provoquées et récupérées. Klein met cela en parallèle avec les méthodes de torture et de reconditionnement mental du type MK-Ultra, qui procèdent de la même inspiration : détruire ce que l’on ne contrôle pas, pour le reconstruire de manière plus « rationnelle » et assujettie.

En 2003, j’avais aussi fait des recherches sur le groupe de conseillers ultra-sionistes qui entourait Georges W. Bush et qu’on appelle les néoconservateurs. Je me suis plongé dans leurs publications, A Clean Break, le PNAC, ainsi que dans leur maître à penser, Leo Strauss, lequel m’a ramené sur Machiavel et sur Kojève, et sur une approche de la politique qui ne dédaigne pas le Fürherprinzip de Carl Schmitt, l’État-total cher à Hegel, ni de faire usage de « moyens extraordinaires », selon le bel euphémisme de l’auteur du Prince. De là, je suis allé voir du côté de la synarchie, avec Lacroix-Riz, puis j’ai élargi mon étude à tous ces clubs, groupes d’influence, sociétés secrètes et discrètes qui n’apparaissent que rarement dans les organigrammes officiels du pouvoir.

Par ailleurs, au cours de ces années, j’ai été en contact de deux manières différentes avec le monde du consulting, dans ses diverses branches : management, marketing, intelligence artificielle, mémétique, ingénierie sociale, cybernétique, etc. J’ai rencontré des gens qui étaient eux-mêmes consultants professionnels mais j’ai vu également l’autre côté de la barrière car j’ai subi sur mon lieu de travail des méthodes de management négatif, du même type que celles appliquées à France Telecom. Cela m’a poussé à devenir représentant syndical dans le cadre du Comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT). Je m’étais spécialisé sur les questions de « souffrance au travail », de « burn-out », de « harcèlement moral » (cf. Hirigoyen, Dejours, Gaulejac).

À la même période, j’ai aussi commencé à m’intéresser très sérieusement à l’univers du renseignement, du lobbying, de l’influence et de la guerre cognitive, car j’envisageais de m’y réorienter pour y faire carrière (École de Guerre économique, DGSE, etc.). Pendant toute cette période, j’ai rencontré des gens et lu des publications qui m’ont beaucoup appris sur les méthodes de travail des manipulateurs professionnels, que ce soit en entreprise, en politique ou en tactique militaire, car on y rencontre les mêmes techniques et concepts : storytelling, management des perceptions, opérations psychologiques (psyops), attentats sous faux drapeau, etc.

Au début des années 2000, j’avais aussi exploré la piste du transhumanisme et du posthumanisme. J’y ai adhéré sincèrement, par déception de l’humain essentiellement, avant de comprendre que c’était une impasse évolutive. Ma formation universitaire, que j’ai débutée en philosophie et poursuivie en sciences humaines et sociales, en particulier dans la communication et la sémiotique, m’a donné les outils conceptuels pour synthétiser tout cela. Donc, pour revenir à la question « Nos dirigeants font-ils exprès de commettre autant d’erreurs ? », après vérification, je peux confirmer que oui, et que cela obéit même à une méthodologie extrêmement rigoureuse et disciplinée. Il existe une véritable science de la destruction méthodique, qui s’appuie sur un art du changement provoqué, et dont le terme générique est « ingénierie sociale ». (J’ai introduit par la suite une nuance entre deux formes d’ingénierie sociale, mais nous y reviendrons.)

Pourquoi l’anonymat ? Et j’ajoute une question : pourquoi suis-je en train de le lever plus ou moins ces temps-ci ? Pour tout dire, je me trouve pris dans une double contrainte. Je n’ai aucune envie d’exister médiatiquement ni de devenir célèbre. Une de mes maximes personnelles est « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Je préfère être invisible que visible. En même temps, quand on souhaite diffuser des informations, on est contraint de s’exposer un minimum. Or, je veux vraiment diffuser les informations contenues dans Gouverner par le chaos (GPLC), ou dans d’autres publications qui ne sont pas forcément de moi. Je ne vois personne d’autre qui le fait, alors j’y vais. Je pense qu’il est indispensable de diffuser le plus largement possible les méthodes de travail du Pouvoir. J’ai un slogan pour cela : démocratiser la culture du renseignement.
Une autre raison à l’anonymat est de respecter le caractère collectif, ou collégial, de GPLC. Plusieurs personnes ont participé plus ou moins directement à son existence : inspiration, rédaction, médiatisation, etc. J’avoue en être le scribe principal, mais sans la contribution d’autres personnes, ce texte n’aurait pas existé dans sa forme définitive.

Que pensez-vous de la production du « Comité invisible » et de la revue Tiqqun ? L’affaire de Tarnac marque-t-elle une étape supplémentaire dans la manipulation des esprits et de la répression du système contre les dissidents de celui-ci ?

J’ai lu tout ce que j’ai pu trouver de cette mouvance situationniste extrêmement stimulante. Leurs textes proposent un mélange bizarre d’anarchisme de droite, vaguement dandy et réactionnaire, tendance Baudelaire et Debord, avec un romantisme d’extrême ou d’ultra gauche parfois idéaliste et naïf. Le tout sonne très rimbaldien. La vie de Rimbaud, comme celle d’un Nerval ou d’un Kerouac, combine des tendances contradictoires : la bougeotte du nomade cosmopolite avec la nostalgie d’un retour au réel et d’une terre concrète dans laquelle s’enraciner ; mais aussi une soif d’action immanente et révolutionnaire coexistant avec le mépris pour tout engagement dans le monde et la fuite dans un ailleurs fantasmé comme plus authentique. Une constante de ce « topos » littéraire, c’est que l’étranger est perçu comme supérieur au local. Ceci peut conduire à une sorte de masochisme identitaire, une haine ou une fatigue de soi qui pousse à rejeter tout ce que l’on est en tant que forme connue, majoritaire et institutionnelle, au bénéfice des minorités ou des marginaux, si possible venant d’ailleurs. Il y a une sorte de foi religieuse dans les « minorités », desquelles viendrait le Salut, croyance entretenue par de nombreux idéologues du Système, de Deleuze et Guattari à Toni Negri et Michael Hardt, en passant par la rhétorique des « chances pour la France ». Dans L’Insurrection qui vient, les lumpen-prolétaires animant les émeutes de banlieue en 2005 sont idéalisés de manière assez immature (et apparemment sans savoir que des agitateurs appartenant à des services spéciaux étrangers, notamment israéliens et algériens, s’étaient glissés parmi les casseurs).

Pour recentrer sur le corpus de textes en question, aujourd’hui je n’en retiens que le meilleur, le côté « anar de droite », c’est-à-dire une critique radicale et profonde du Capital, de la Consommation et du Spectacle mais qui reste irrécupérable par la gauche capitaliste, libertaire, bobo, caviar, sociétale, bien-pensante et « politiquement correcte ». De Tiqqun, je retiens donc surtout la « Théorie de la Jeune-Fille », texte absolument génial et très drôle. On y trouve des références à l’historien de la publicité Stuart Ewen, dont les recherches montrent comment le féminisme et le jeunisme furent dès les années 1920 les outils du capitalisme et de la société de consommation naissante aux USA.

En outre, je suis très travaillé par la question du rapport entre le visible et l’invisible. J’ai beaucoup « mangé » de phénoménologie pendant mes études de philo, comme tous les gens de ma génération : Husserl, Heidegger, Merleau-Ponty, Michel Henry, etc. Cette dialectique visible/invisible recoupe aussi le couple « voir et être vu » des théories de la surveillance, de Jeremy Bentham à Michel Foucault, et fait également écho au champ lexical du situationnisme. Et là on revient dans l’univers du Comité invisible.

Sur l’affaire de Tarnac proprement dite. Il se trouve que j’ai croisé certaines personnes de cette mouvance en diverses occasions, sans jamais faire partie directement de leur carnet d’adresses. J’évoluais à peu près dans les mêmes réseaux et la même nébuleuse dans les années 2000-2005, entre les squats, les revues, les collectifs et l’université de Paris 8 (Vincennes/Saint-Denis). Je me suis donc senti visé par l’affaire de Tarnac, dont le seul avantage a été de faire progresser la critique de la criminologie, en particulier dans sa forme actuarielle.

La science actuarielle consiste à calculer le potentiel de dangerosité et à prendre des mesures par anticipation. Sur ce sujet, il faut lire notamment Bernard Harcourt, dont voici l’extrait d’une interview sur le sujet :
« La dangerosité, écrivait il y a plus de 25 ans Robert Castel dans un livre prémonitoire intitulé La Gestion des risques ; la dangerosité, écrivait-il, est cette notion mystérieuse, qualité immanente à un sujet mais dont l’existence reste aléatoire puisque la preuve objective n’en est jamais donnée que dans l’après-coup de sa réalisation. Le diagnostic qui est établi est le résultat d’un calcul de probabilité ; la dangerosité ne résulte pas d’une évaluation clinique personnalisée, mais d’un calcul statistique qui transpose aux comportements humains les méthodes mises au point par l’assurance pour calculer les risques. D’où une nouvelle science (et retenez bien ce mot) : la science actuarielle. »

Globalement, la présomption d’innocence est inversée en présomption de culpabilité. Ce n’est plus au procureur d’apporter la preuve que vous êtes coupable, c’est à vous d’apporter la preuve que vous êtes innocent. Votre « dangerosité évaluée » et votre « potentiel criminel » suffisent à déclencher la machine judiciaire et à faire s’abattre sur vous le GIGN ou le RAID. La « menace terroriste », dont Julien Coupat et ses amis ont été accusés, s’inscrit complètement dans ce dispositif qui permet de criminaliser à peu près quiconque ne pense pas « correctement », tel qu’un Varg Vikernes, le Norvégien établi dans un village de Corrèze (lui aussi !) avec femme et enfants et suspecté de « nazisme ».

L’accusation purement médiatique autorise parfois le Pouvoir à tuer arbitrairement et sans procès, comme on l’a vu avec Mohamed Merah, qui n’a jamais été identifié légalement et formellement comme l’auteur des meurtres de Toulouse, mais qui a été pourtant bel et bien assassiné. Dans un état de droit, la culpabilité d’un accusé émerge au cours d’un procès équitable et contradictoire pendant lequel on apporte les preuves de la culpabilité si elles existent. Il semble que cela soit devenu superflu quant au traitement des prétendus « islamistes », que ce soit en France ou à Guantanamo. Pour tous ceux qui sont tués pendant leur arrestation, nous ne saurons donc jamais s’ils étaient coupables dans le monde réel, et pas seulement dans celui des médias !

Dans la série des montages politico-médiatiques visant à terroriser la population, passons rapidement sur l’affaire Clément Méric, dont l’objectif semblait être de faire exister une « menace fasciste » émanant d’une « droite radicale » pourtant très assagie. Et pour revenir à Tarnac, si le montage s’est effondré rapidement, c’est parce que les inculpés disposaient de soutiens dans l’intelligentsia parisienne ; sans cela, il y a fort à parier qu’ils seraient passés à la postérité comme des terroristes d’ultragauche avérés. Le cauchemar de science-fiction imaginé par Philip K. Dick et transposé au cinéma dans Minority report est devenu réalité. On pense aussi au chef d’œuvre absolu de Terry Gilliam, Brazil.

Pour vous, le contrôle des masses a profondément changé avec l’apparition de l’ingénierie sociale. Que recouvre ce terme selon vous ?

Il y a plusieurs définitions de l’ingénierie sociale. On peut les trouver en tapant sur Google. Certaines universités proposent un diplôme d’État d’ingénierie sociale (DEIS) et donnent quelques descriptions sur leurs sites. Il existe aussi de nombreuses publications, des articles sur la sécurité informatique, de la littérature grise, des manuels de sociologie et de management, des rubriques d’encyclopédies, etc.
Je propose la synthèse suivante de toutes ces définitions : l’ingénierie sociale est la modification planifiée du comportement humain.

Il est difficile de fixer une date précise à l’apparition du terme. En revanche, l’intuition qui est derrière, en gros la mécanisation de l’existence, remonte probablement à l’apparition des premières villes en Mésopotamie et dans l’Égypte pharaonique, vers 3000 avant J.-C. Je pense aux premiers centres urbains rassemblant plusieurs milliers de personnes dans une structure différenciée et néanmoins relativement unifiée sous un seul nom qui en définit les contours.

L’échelle du village et de l’artisanat n’est pas suffisante pour percevoir l’existence comme un mécanisme. Le passage des sédentaires ruraux aux sédentaires urbains a fait émerger la première représentation des groupes humains comme étant des objets automates, ou du moins automatisables dans une certaine mesure. En adoptant le point de vue surplombant qui était celui des premiers oligarques du Proche-Orient, une ville ressemble assez à une grosse machine : une horloge, ou un ordinateur, au risque de l’anachronisme. Quand les intellectuels de l’époque, c’est-à-dire les prêtres, ont eu sous leurs yeux les premières villes, donc les premiers mécanismes d’organisations humaines complexes, l’idée du contrôle et de la prévisibilité de ces mécanismes a nécessairement germé en eux. Quelques siècles plus tard, Platon invente le terme de cybernétique, ou l’art du pilotage. L’alchimie et la franc-maçonnerie sont les héritières spirituelles de ces premières observations, avec leurs métaphores physicalistes et architecturales récurrentes.

Le fil conducteur de cette tradition rationaliste en politique est la réduction de l’incertitude, qui est l’objectif poursuivi par tout gestionnaire de système. Quand il s’agit d’un système vivant, cet objectif peut avoir des effets sclérosants et meurtriers. Je ne suis pas loin de partager le point de vue radical de Francis Cousin, à savoir que nos problèmes ont commencé au néolithique !

Cependant, inutile de remonter aux chasseurs-cueilleurs pour retrouver le « paradis perdu ». L’échelle rurale et villageoise, voire la petite agglomération urbaine, me paraissent suffisants pour une relocalisation autogestionnaire satisfaisante qui permette d’éviter certaines pathologies du contrôle à distance. La nouveauté au XXe siècle vient de ce que l’on passe d’un contrôle social par l’ordre à un contrôle social par le désordre. L’ordre par le chaos.

Je fais remonter le projet concret de la gouvernance par le chaos à l’invention du « capitalisme révolutionnaire » entre 1750 et 1800, c’est-à-dire un capitalisme provoquant des révolutions pour faire avancer son agenda. Mais il a fallu attendre les années 1960 pour fabriquer le consentement total des masses au capitalisme en l’introduisant dans les mœurs sous les termes de « libertarisme » ou d’« émancipation des minorités ».

En France, l’événement fondateur de cet arraisonnement complet des masses par le Capital et sa gouvernance par le chaos fut Mai 68. Il faut voir le documentaire Das Netz, de Lutz Dammbeck, qui fait la jonction entre les projets de contrôle social issus de la cybernétique dans les années 1950 et l’émergence dix ans plus tard de la contre-culture pop anglo-saxonne, comme par hasard. Les preuves existent que la contre-culture était un outil du Capital pour produire de l’entropie sociale. On pense au financement de Pollock par la CIA, ou encore à ce que rapporte Mathias Cardet dans L’Effroyable Imposture du rap. À partir des années 1960, donc, une idéologie dominante fondée sur des principes d’anarchie, d’individualisme, d’anomie, d’hédonisme et de « jouissance sans entrave » s’est diffusée dans toute la sphère culturelle occidentale, préparant le tsunami de pathologies mentales et sociales qui nous submerge depuis les années 1980 : dépressions, vagues de suicides, violences conjugales, épidémie d’avortements de confort, enfant-roi hyperactif, délinquance juvénile, toxicomanies, criminalité sociopathe, obésité, cancers, pétages de plombs divers qui finissent en bain de sang, etc.

Cette idéologie dominante individualiste et an-archique, voire acéphale, commune à la gauche libertaire et à la droite libérale, n’a qu’un but : faire monter l’entropie, c’est-à-dire le désordre et le déséquilibre dans les groupes humains, pour les disloquer, les atomiser et améliorer l’asservissement des masses en rendant leur auto-organisation impossible. Diviser pour régner. Pousser les masses à « jouer perso », les éduquer au « chacun pour soi », pour enrayer la force des collectifs. Donc dépolitiser. En effet, le geste fondateur du phénomène politique consiste à soumettre la liberté individuelle à l’intérêt collectif. En inversant les priorités par le sacrifice de l’intérêt collectif sur l’autel de la sacro-sainte liberté individuelle, l’ingénierie sociale du Capital paralyse et sape ainsi toute capacité organisationnelle concrète. Comme on le voit, le capitalisme contrôle les masses par le désordre. Le véritable anticapitalisme, c’est donc l’ordre. La rébellion, la dissidence, la résistance, la subversion, c’est l’ordre.

La psychanalyse semble avoir un rôle ambivalent dans ce phénomène. Quelle est votre opinion sur cette école (sur Freud, Jung ou Lacan) ?

La psychanalyse passe son temps à rétablir du surmoi, c’est-à-dire de l’ordre, de l’autorité morale, des limites comportementales et de la stabilité mentale. Elle est donc l’ennemie du capitalisme. Mais elle est perçue aussi comme une ennemie par les religions, car elle leur fait concurrence dans une certaine mesure. Donc, tout le monde la déteste et la passe en procès.

Le problème, c’est que ce mauvais procès fait à la psychanalyse n’est pas toujours très cohérent. On dit simultanément : « La psychanalyse ne marche pas » et « La psychanalyse détruit les êtres qui s’y adonnent ». Il faudrait choisir. Les deux accusations sont mutuellement incompatibles sur le plan strictement logique. Si elle ne marchait pas, elle n’aurait aucun effet, même pas destructeur. Ce serait un facteur nul, un zéro, ni « plus », ni « moins ». En fait, la psychanalyse marche, raison pour laquelle elle peut effectivement détruire les gens qui sont sous son influence. Ses applications excèdent le cadre de la thérapie et se retrouvent aussi beaucoup en management, en marketing et, ce que l’on sait moins, en sécurité informatique, dans sa branche ingénierie sociale, justement.

Le fait que Freud ait été chez les B’nai B’rith est une raison supplémentaire pour s’informer sur les méthodes de manipulation et de déconstruction psychologique qui nous sont appliquées. C.-G. Jung est indispensable à connaître également, mais Jacques Lacan est encore plus précis et nous propose une vraie boîte à outils permettant d’agir directement sur soi ou sur autrui. Pour user de métaphores biologiques ou informatiques, la psychanalyse lacanienne, et le structuralisme en général, donnent accès au « code génétique », ou au « code source » de l’esprit et de la société.

Par exemple, un mathème lacanien, le schéma R (pour Réalité), modélise le mécanisme de la construction de confiance, qui est exactement le même que le mécanisme de la construction de la réalité : on peut donc appliquer ce schéma pour abuser de la confiance d’autrui en lui créant une réalité virtuelle, ou à l’inverse pour empêcher la construction de confiance, en soi ou en autrui, et ainsi empêcher la construction d’une réalité viable et habitable. Si vous observez les choses de près, vous trouverez l’équation « confiance = réalité ». Quand la confiance disparaît, c’est la réalité qui s’effondre. En revanche, si vous me faites confiance, je commence à construire votre réalité.

On voit le danger : si la psychanalyse dévoile et met à nu les règles de base de la construction de la réalité, du psychisme et de la vie en société, elle peut être utilisée également pour déconstruire la réalité, le psychisme et rendre impossible la vie en société. Comment ? En jouant sur l’Œdipe, c’est-à-dire le sens dialectique. Je détaille.

Une société possède nécessairement des différences. Une société parfaitement homogène n’existe pas. Or, la gestion des différences, leur articulation fonctionnelle et organique, ne se fait pas toute seule. L’articulation des différences porte un nom : la dialectique. La dialectique, cela s’apprend. Les différences premières, fondatrices de toute société, se résument par un concept : le complexe d’Œdipe. Ce sont les différences hommes/femmes et parents/enfants (par extension jeunes/vieux). Ces différences sont néanmoins articulées et fonctionnent ensemble, de manière organique, au sein de la famille. Le schéma familial offre ainsi le modèle originel du fonctionnement de tout groupe social : des différences respectées, on ne fusionne pas, mais fonctionnant ensemble.

Si on n’intériorise pas ce premier système de différences articulées, on ne peut pas en intérioriser d’autres et on développe des problèmes d’identité et d’adaptation sociale. En effet, l’identité est à l’image du système social : dialectique. Je ne sais qui je suis que par opposition et différenciation. L’identité, la construction identitaire, repose donc sur la position d’une différence première, originelle, fondatrice. Pour que je puisse agir dans le monde et me socialiser normalement, je dois donc sortir du flou identitaire pré-œdipien, le flou fusionnel qui précède la perception des différences.

Dans sa vidéo de janvier 2013, Alain Soral et son équipe rapportent un document stupéfiant. À l’occasion d’une audition sur le projet de « mariage pour tous », l’anthropologue Maurice Godelier préconisait de remplacer les termes « père » et « mère » par le terme générique de « parents ». D’après lui, le mot « parent », qui peut désigner simultanément le père, la mère, comme le grand-père et la grand-mère, présente ce double avantage d’effacer la différence des sexes et d’effacer la différence des générations. Quiconque possède quelques éléments d’anthropologie ou de psychanalyse repère immédiatement où Godelier veut en venir : produire intentionnellement du flou identitaire, donc de la psychose, en effaçant le complexe d’Œdipe, les différences hommes/femmes et parents/enfants, donc les différences au sein de la famille, et par extension au sein de la société.

En fait, les différences persistent dans le réel, mais elles ne sont plus perçues, ni intériorisées. Si les différences ne sont plus perçues, les identités non plus. Cette incapacité à percevoir, intérioriser et gérer les différences et les identités porte un nom : la psychose, le flou identitaire. « Je ne sais pas qui je suis parce que je ne sais pas ce qui est en face de moi. » Godelier et les partisans de la théorie du genre, qu’il faudrait renommer « théorie de la confusion des genres », cherchent à produire du flou identitaire chez les enfants, et pourquoi pas chez les adultes. Ils cherchent donc à produire des handicapés mentaux, incapables de se socialiser. Ils cherchent à créer des problèmes d’identité et à générer des pathologies mentales et sociales, qui finiront en suicides, en meurtres ou en toxicomanies de compensation.

L’effacement des différences fondatrices, c’est l’effacement des limites, de toutes les limites. L’objectif, c’est la plasticité identitaire infinie, qu’on renommera « liberté identitaire infinie » pour mieux hameçonner la proie avec une accroche désirable, au prix de l’émergence de nouvelles souffrances. Toujours dans sa vidéo de janvier 2013, Soral remarquait fort justement que « la liberté, c’est la folie ». C’est bien de cette folie que Deleuze et Guattari se sont faits les chantres à partir de L’Anti-Œdipe, cette bible de l’antipsychiatrie dont le sous-titre est « Capitalisme et schizophrénie ». Publié en 1972, ce texte a profondément marqué la pensée libertaire. Il y est fait une apologie de la schizophrénie comme étant le parachèvement du capitalisme en tant que libération de toutes les structures et affranchissement de toutes les limites psychiques, comportementales et identitaires. L’alliance objective entre libertarisme et libéralisme est donc conclue officiellement et revendiquée depuis une bonne quarantaine d’années.

Une liberté sans limite rend fou et empêche donc la socialisation. À l’opposé, la psychanalyse tourne entièrement autour de cet adage : « Ma liberté s’arrête où commence celle des autres. » La limite, le surmoi dans le jargon freudien, a un effet positif et négatif en même temps. La limite réprime l’expression libre du désir. Apprendre à vivre en société, c’est apprendre qu’on ne fait pas ce qu’on veut et qu’il y a des limites à respecter. Il y a des bornes à l’expression de mon désir, il y a des règles, des lois, des structures, des cadres, des interdits à respecter et sans lesquels la société ne peut pas fonctionner. Cette répression de la liberté du désir permet donc de vivre en société, mais induit également une frustration. Cette frustration peut s’accumuler, s’enkyster, et devenir une névrose. C’était la pathologie la plus courante jusque dans les années 1970. L’ordre social exercé par une autorité morale et l’intériorisation d’une limite (un Père ou un phallus symbolique) était simultanément répressif et socialisant, frustrant et structurant, névrotique et normatif. C’était le mode de socialisation normal dans l’espèce humaine, avec des avantages et des inconvénients. C’est la gouvernance par l’ordre, par l’imposition de limites rigides à ne jamais dépasser, sous peine de punition.
Cet ordre ancien, celui de notre espèce et de ses constantes anthropologiques depuis ses origines, est aujourd’hui attaqué. L’Occident postmoderne a vu naître un « ordre nouveau », un mode de gouvernance par le chaos qui est une forme de contrôle social entièrement neuve consistant à lever toutes les limites et à laisser le désir s’exprimer librement. Dans un premier temps, on a l’impression de respirer enfin, on s’amuse, sans le surmoi phallique et surplombant. Le problème, quand on tue le Père, c’est qu’on est récupéré par la Mère, qui est en réalité tout aussi despotique que le Père. En Mai 68, Lacan disait à ses étudiants libertaires : « Vous aussi, vous cherchez un maître. » En l’occurrence, une Maîtresse, car la libre expression du désir, sans plus aucune limite ni structure, est le mode d’être hystérique, puis pervers, puis psychotique. Sans répression du désir, pas de sublimation, pas de symbolisation, pas de structuration psychique et comportementale possible, pas d’accès au langage et à la dialectique articulée.

Il existe donc une véritable ingénierie psychosociale de la levée des limites, de la transgression des interdits, des lois, des tabous et de l’abolition des frontières, donc une ingénierie de la désocialisation, de l’ensauvagement, de la déstructuration des masses et de la régression civilisationnelle provoquée, en un mot une ingénierie de la dés-œdipianisation, mise en œuvre par des gens qui savent exactement ce qu’ils font, grâce ou à cause de Freud et Lacan (Jung n’ayant pas reconnu le caractère fondateur de l’Œdipe et de la limite), qu’il s’agisse de psychanalystes à proprement parler ou d’auteurs imprégnés de psychanalyse. La théorie de la confusion des genres n’est qu’un outil de cette offensive du Capital pour transformer l’humain en une matière plastique modelable à l’infini, fluidifier toutes les structures comme le recommande l’Institut Tavistock, afin de parvenir à la « société liquide » décrite par Zygmunt Bauman.

Le résultat de cette déshumanisation, ou dés-hominisation, c’est ce que d’autres psys dénoncent, dont Julia Kristeva, dès les années 1980 dans Les Nouvelles Maladies de l’âme, ou l’Association lacanienne internationale (ALI), notamment Charles Melman et Jean-Pierre Lebrun dans L’Homme sans gravité : l’explosion de ces pathologies très contemporaines, dépression, perversion, toxicomanie, hystérie banalisée, « psychoses froides », « états limites », « borderline », sociopathie, psychopathie. On lira aussi Dominique Barbier, Dany-Robert Dufour ou Jean-Claude Michéa.

Vous évoquiez dans un de vos récents textes « l’industrie du changement ». Qui sont pour vous ces « faiseurs » des bouleversements que nous subissons ? Que recherchent-ils ?

À l’occasion d’un séminaire auquel j’ai assisté, un consultant spécialisé en conduite du changement nous avait dit que son entreprise travaillait à « industrialiser la compétence relationnelle ». Les changements provoqués au moyen de crises dirigées ne servent donc pas à améliorer le fonctionnement des choses, mais à l’industrialiser, c’est-à-dire à le rationaliser, le standardiser, l’automatiser. Cela consiste à changer d’échelle de production et de contrôle. Quand on passe de l’artisanat à l’industrie, on passe aussi d’une production locale à une production globale. La production locale est décentralisée, enracinée, contextualisée, démocratique, quand la production globale est centralisée, déracinée, décontextualisée, oligarchique. L’industrie du changement consiste à transférer tout le contrôle de la production de l’échelle locale à l’échelle globale. La gouvernance par le chaos consiste à détruire le pilotage local et autonome de l’existence pour le remplacer par un pilotage global et hétéronome, toujours à distance.

En géopolitique, la transitologie est la discipline qui traite du « regime change », les changements de régime que l’Empire américano-israélien cherche à produire dans les pays arabo-musulmans, et un peu partout en fait, pour s’approprier le pilotage à distance de ces pays. En dernière instance, le but recherché est la modification de la structure générale des relations humaines : passer d’un lien social normal, fondé sur l’altruisme, l’empathie et la mutualité, à un lien social sociopathe, retravaillé par le capitalisme et le libertarisme, fondé sur la liberté individuelle. C’est ça, l’industrialisation de la compétence relationnelle. Concrètement, cela donne le « mariage homo », la GPA, soit la location du ventre des femmes, la PMA, soit le commerce des enfants, et pour finir l’euthanasie pour tous.

En fait, le « comment ? », la méthode appliquée, m’intéresse plus que le « qui ? », l’identité. En outre, la réponse au « comment ? » donne la réponse au « qui ? » Donc, qui sont les faiseurs des bouleversements pathogènes que nous subissons ? Réponse : tous ceux qui appliquent la méthode générale de bouleversement contrôlé. En gros, ce sont tous les acteurs du capitalisme et des révolutions de rupture, dont 1789 et 1917 sont les prototypes, et dont les « révolutions colorées », de Mai 68 au « printemps arabe », sont les prolongements, jusqu’en Libye et en Syrie aujourd’hui. Ces acteurs du capitalisme sont secondés par ce que l’on dénommait jadis les conseillers en propagande du Prince, et qu’on appelle aujourd’hui des spin doctors, des consultants, des influenceurs, des communicants, bref tous ceux qui travaillent à faire du storytelling et de la désinformation dans des entreprises, des think tanks, des lobbies, des médias, des services de renseignement, des sociétés de pensée plus ou moins ésotériques.

Cette stratégie du choc amène la notion de chaos que vous utilisez pour définir la logique du système. Pouvez-vous revenir sur la généalogie de cette soif de destruction de l’oligarchie mondiale ?

La pulsion de mort est largement partagée dans l’espèce humaine. Il semble néanmoins que certains groupes sociologiques l’actualisent davantage que d’autres. En termes de topologie structurale lacanienne, la destruction est une place à occuper, et en termes de psychologie archétypale jungienne, le Destructeur est un rôle à endosser. La question qui me vient tout de suite est : qui occupe cette place dans mon environnement immédiat, que je puisse m’en protéger ?

Si l’on fait une généalogie de la destruction en Occident, on arrive à un résultat qui n’est pas « politiquement correct ». Une histoire des idées impartiale montre que, sous nos latitudes monothéistes, le premier exposé d’un programme politique fondé sur la destruction est déposé dans le texte que les juifs appellent la Torah, et les chrétiens le Pentateuque. Pour certaines personnes, détruire est donc un commandement divin, consigné noir sur blanc dans des textes sacrés. Un échantillon :

Deutéronome : chapitre 20, versets 10 à 16.

« Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que l’Éternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrés. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Mais dans les villes de ces peuples dont l’Éternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire. »

Cela dit, personne ne détient le monopole de la pulsion de mort. Le Japon ou la Corée du Sud connaissent des processus d’auto-génocide liés au « tout technologique ». Certaines régions d’Orient et d’Asie sont à la pointe de tous les délires post-humains et cybernétiques ; on y parle sérieusement de clonage reproductif ou de remplacement du peuple par des robots, ce genre de choses.

Je pense que la soif de destruction et d’autodestruction remonte en fait à un profil psychologique qui porte au moins trois noms : sociopathe, psychopathe, pervers narcissique. Le psychiatre polonais Lobaczewski est l’un des premiers à l’avoir étudié et il en a tiré une science, la ponérologie, ou la science du Mal. Je suis extrêmement convaincu par ce modèle ; pour ma part, je situe l’origine du Mal sur Terre dans ce profil psychologique sociopathe. Sa caractéristique est l’absence d’empathie, ce qui le conduit à traiter autrui comme un objet, un moyen, et à le chosifier. On peut rencontrer ce profil psychologique dans toutes les cultures, mais il semble néanmoins que certaines conjonctures favorisent son apparition. Notamment, les environnements socioculturels marqués par les thèmes de la destruction et du génocide sont, par excellence, des fabriques de sociopathes.

Comment voyez-vous l’évolution des révoltes en Europe ? L’Union Européenne va-t-elle être amenée à durcir son emprise sur les États et les peuples ?

La Commission européenne a perdu la bataille des idées. L’Union européenne est aujourd’hui reconnue pour ce qu’elle est : une dictature des banques et des lobbies. Et c’est tout. Les dirigeants politiques que l’on a fait sauter en Grèce ou en Italie pour les remplacer par des cadres de Goldman Sachs, ou encore les directives de la PAC aux ordres de Monsanto, telles que le Catalogue des semences autorisées et le Certificat d’obtention végétale, trahissent le vrai projet totalitaire de l’UE (sans compter les dénis de démocratie référendaire).

 

Mais les technocrates de Bruxelles vont refuser de nous laisser sortir de la prison qu’ils ont construite, et qui va se transformer progressivement en un camp de concentration aux dimensions d’un continent. Pour fabriquer notre consentement au pyjama rayé et tenter de conserver les apparences de la démocratie, la Commission européenne va donc nous livrer une guerre cognitive sans merci pour nous convertir de force à l’idéologie euro-régionaliste et surtout construire notre acceptation à la baisse du niveau de vie et aux souffrances qui vont nécessairement avec.

 

La dernière mouture de cette guerre culturelle, je l’ai vue sur Internet exprimée par un membre du Front de gauche. Il ne s’agit plus de dire : « L’Union européenne, c’est bien », car tout le monde éclate de rire. Il s’agit de dire : « L’Union européenne n’a aucune influence, et les États-nations sont toujours aussi souverains qu’avant. » On le voit, les éléments de langage ont changé, mais en pire. De la tentative de persuasion d’un mensonge, on passe à la négation pure et simple du réel. Autrement dit, on institue la psychose, l’hallucination. C’est ce genre de déni de réalité psychotique qui risque de se généraliser, au moyen de relais dans la population. Une information récente annonçait que l’UE avait l’intention de financer des brigades de « trolls » sur les forums Internet pour contrer les eurosceptiques qui s’y expriment. Ce ne sera évidemment pas suffisant et il y aura des tentatives pour criminaliser la simple expression de la critique de l’UE ou des projets pour en sortir, par exemple interdire l’expression du nationalisme en essayant de l’amalgamer au racisme ou à l’antisémitisme.

 

Tout ça pour rien puisque nous sortirons de l’UE et de l’euro nécessairement un jour ! Dans les années 1980, l’Union soviétique, l’une des pires dictatures de l’Histoire, donnait l’impression de pouvoir durer encore très longtemps. Et puis ça n’a duré que 70 ans. De sorte à hâter notre processus de sortie de l’UE et de l’euro, il faut donc communiquer dès à présent sur l’après-Union européenne et l’après-euro. Préciser que la question n’est pas « si », mais « quand » nous sortons de l’UE. Pour ce faire, il faut communiquer autour de nous sur le retour aux monnaies nationales et aux États-nations. La création de monnaies locales ou alternatives est une idée séduisante, mais je crains que l’échelle de développement soit trop faible pour offrir un contre-pouvoir efficace au rouleau compresseur globaliste. En outre, si ces monnaies locales cohabitent avec l’euro, elles resteront indexées dessus forcément, et ne serviront donc à rien.

 

Vous distinguez ingénierie sociale négative et ingénierie sociale positive. Cette dernière est-elle un élément possible pour la résistance au système ?

 

L’ingénierie sociale négative (IS-), c’est la méthode générale de production de crise. À l’inverse, l’ingénierie sociale positive (IS+), c’est la méthode générale de sortie de crise. Le point de départ de toute l’IS+, c’est donc la stabilité de l’humeur. Pour sortir de la crise, il faut déjà l’expulser en dehors de soi. C’est une sorte d’exorcisme : « Vade retro chao ! Sors de ce corps ! » C’est la base, sans laquelle on ne peut rien commencer, ni rien reconstruire ou reconquérir.

 

La stabilité de l’humeur, c’est aussi la lucidité. La crise, c’est la perte de lucidité, quand tout est instable, à court terme, émotionnel ou instinctif ; la sortie de crise consiste donc à reconstituer de la stabilité, de la maîtrise émotionnelle et une vision à long terme. La maîtrise du tonus émotionnel est essentielle en IS+, c’est par là qu’il faut commencer, car cette disposition permet de rester lucide et de durer. « Résistance » est synonyme de « durabilité ». Dans un rapport de forces, la seule chose qui compte est de durer. Celui qui gagne, c’est celui qui dure plus longtemps que l’autre. Il faut donc aussi savoir s’économiser, selon le proverbe « Qui veut aller loin, ménage sa monture ». Dans un système de domination fondé sur l’hystérie, la crise, l’anarchie, le chaos et l’instabilité émotionnelle, le premier geste de la résistance au système, le premier geste de l’IS+, c’est la stabilisation de l’humeur, l’équanimité, l’impassibilité. La virilité, en un mot. Rester zen en toutes circonstances et prêcher par l’exemple, de sorte à contaminer positivement son entourage et son environnement. Le reste suivra. Tout ce qui est stable est anticapitaliste et antimondialiste. Pour reprendre le concept de Base Autonome Durable, il faut non seulement bâtir des BAD, mais il faut devenir soi-même une BAD.

 

On peut s’inspirer de la manière dont le Kremlin gère la crise syrienne, ou comment Obama et Brzezinski gèrent le lobby israélien aux USA depuis quelques années. Il s’agit de calmer le malade. Pour cela, s’inspirer des techniques employées par la psychiatrie et la psychanalyse : dans la mesure du possible, ne pas répondre au délire, le laisser se vider et s’épuiser de lui-même. Si l’on est obligé de répondre au délire, alors on peut aller dans son sens, dire « Oui, oui, vous avez raison », mais sans le prendre au sérieux et continuer d’agir contre lui.

 

Précisons une chose : pour se faire accepter, l’IS- est toujours obligée d’avancer masquée, de mentir, de hameçonner (le « phishing »). Le Pouvoir nous plonge dans un monde invivable, entièrement chaotique, où rien n’est prévisible et où sont entretenus volontairement l’insécurité, la délinquance, le crime ainsi que tout ce qui est anxiogène et facteur de précarité socioéconomique et mentale. Mais pour faire passer plus facilement ce génocide en cours, on convoque les notions de justice et d’égalité, qui ne servent ici que de hameçons. Le mensonge, la simulation, le simulacre, sont donc structurels en IS-. À l’opposé, l’IS+, la sortie de crise, c’est donc non seulement la reconstruction de sécurité et de stabilité, mais aussi le simple fait de dire la vérité. Parfois, il faut ruser, en fonction du rapport de forces. Ruser, c’est-à-dire faire du contre-phishing, du contre-hameçonnage. Contourner la censure réclame parfois des acrobaties sémantiques. L’IS-, en tant que cheval de Troie de la destruction, c’est « un faux bien pour un vrai mal » : on prétend dire la vérité pour faire passer une fiction. L’IS+, en tant que cheval de Troie inversé, cela peut être « un faux mal pour un vrai bien » : on utilise la fiction pour faire passer la vérité.

 

Face à la domination globalisée du Capital, quelles voies individuelles et collectives nous reste-t-il pour vaincre ?

 

Il faut s’engager dans tous les démarches qui reconstituent de la souveraineté, à tous les sens du terme : alimentaire, énergétique, économique, politique et cognitif. La souveraineté, c’est-à-dire l’autonomie, est anticapitaliste par définition. La définition du capitalisme c’est « Tout système où l’argent est la valeur suprême ». Si vous mettez une valeur au-dessus de l’argent, l’État-nation par exemple, vous sortez techniquement du capitalisme. Le capitalisme ne tolère aucune frontière ni aucun protectionnisme car il est, par nature, supranational, transnational, multinational, voire international, selon la définition de ce terme. La base de la base, le plus facile à faire, c’est de commencer à reconquérir sa souveraineté cognitive en mettant la télévision à la poubelle et en se coupant totalement et définitivement des gros médias de désinformation. Ensuite, pour la souveraineté économique, ne souscrire aucun crédit et laisser le moins d’argent possible à la banque. Il faut avoir le maximum en petites coupures, en or, en objets, ou sur un compte hors de la zone euro.

 

Il y a une guerre à mener. Une guerre culturelle et cognitive, une guerre des idées et des cerveaux, une guerre des mots et des représentations, et nous pouvons en devenir les soldats. Il faut donc créer des synergies autour d’un projet commun : la lutte contre le mondialisme. Des nuances existent dans cette lutte, mais concentrons-nous sur ce qui nous rassemble. À cette fin, nous devons devenir des propagandistes du quotidien. Toutes les occasions sont bonnes pour diffuser des idées : cercle d’amis, famille, épicier, travail, inconnus dans la rue, forum Internet, Facebook, etc. Ne pas craindre de passer pour monomaniaque. De toute façon, c’est une question de survie. Parfois il faut ruser, et ne pas attaquer frontalement mais adopter une stratégie indirecte. Il peut être opportun d’infiltrer des mouvements pour essayer de les retourner en y faisant de l’influence. Entrisme et noyautage, à l’UMPS ou ailleurs.

 

Dans tous les cas, afin de hâter les événements au moyen d’énoncés performatifs à fonction de prophéties auto-réalisatrices, il faut « communiquer » sur le retour protectionniste des frontières et sur l’après-Union européenne, par exemple, mais aussi communiquer sur l’après-Empire américano-israélien, pour le faire tomber plus vite, ainsi que sur l’après-nihilisme et le retour aux vraies valeurs structurantes : méritocratie, patriotisme économique, sens du collectif, du service public et du « prendre soin » du pays (le « Care »), etc.

 

Au-delà de la bataille des idées que nous sommes en train de gagner, il ne faut pas oublier qu’il faudra un jour transformer l’essai, c’est-à-dire qu’il y ait une traduction de cette reconquête de souveraineté dans les urnes. Il n’y a aucune porte de sortie en dehors de l’institution. Et pour ma part, je ne vois qu’un seul parti politique en état d’arranger les choses. Je l’égratigne un peu dans GPLC, mais j’ai évolué sur cette question. Par ailleurs, on peut lui trouver tous les défauts qu’on veut, mais tant qu’il n’a pas exercé concrètement le pouvoir, ce sont des critiques virtuelles. Aujourd’hui, l’anticapitalisme cohérent conduit donc nécessairement à soutenir le Front national, y compris pour les immigrés, qui ont intérêt à la stabilité politique dans ce pays autant que les nationaux. En attendant Marine Le Pen à l’Élysée, il faut « faire carrière » dans le Système et dans l’institution, pour en reprendre le contrôle de l’intérieur. Sinon, tout ce que vous faites reste marginal, donc sur un siège éjectable. Tous les réseaux d’influence sérieux le comprennent et l’appliquent. Aujourd’hui, si vous voulez vraiment devenir un contre-pouvoir à l’Empire, au sens de Soral, il faut posséder la bombe atomique, donc se hisser aux moyens logistiques d’un État. On le voit bien avec la crise syrienne. Si le peuple syrien et son gouvernement n’étaient pas protégés par la Russie et la Chine, deux puissances nucléaires, la Syrie aurait été envahie rapidement par l’entité sioniste et les USA, deux autres puissances nucléaires (et les deux principaux facteurs de troubles aujourd’hui). L’Irak ou la Libye n’ont pas tenu très longtemps.

 

Vous faisiez remarquer que l’oligarchie au pouvoir était à bout de souffle. Coupée du peuple et sans renouvellement de qualité. Est-elle condamnée par sa propre nature ?

 

Ce qui va nous sauver, indépendamment de notre travail et de notre mérite, c’est, paradoxalement, que le niveau baisse, comme on dit. Le niveau, c’est-à-dire le niveau intellectuel, baisse partout, en premier lieu au sein de l’oligarchie. Le niveau baisse à cause de l’oligarchie, mais cela l’impacte également. Le shock-testing du Pouvoir pour éviter tout choc en retour aux chocs qu’il inflige, autrement dit le découplage complet des classes socioéconomiques, qu’on appelle aussi le double standard, la double éthique, ne marche pas si bien que cela et aboutit au phénomène de l’arroseur arrosé. Quand il nous frappe, il se frappe aussi.

 

Par exemple, la génération de désinformateurs professionnels qui occupe les médias depuis les années 1970, cette génération de gens plutôt bons en rhétorique et parfois réellement brillants, n’a pas réussi à organiser sa relève, sans doute plus préoccupée d’elle-même que de transmettre. À leur place, on a droit à quoi : des hystériques incultes et qui n’ont clairement pas le niveau. Donc nous avons gagné. Maintenant, il faut attendre que la génération des soixante-huitards meure entièrement, tout en continuant de notre côté à tenir notre position et notre niveau d’exigence. Les technocrates dans les institutions, à Bruxelles ou ailleurs, changeront aussi. Mais nous, nous ne changerons pas. Mécaniquement, dans cette guerre d’usure et de tranchées, nous allons gagner par forfait de l’ennemi. Dans tout conflit, la seule chose qui compte, c’est de durer. Celui qui dure plus que l’ennemi, eh bien c’est celui qui a gagné. Nous, le peuple de France, nous allons durer plus que notre ennemi. Pour durer plus que l’ennemi, il faut s’économiser, gérer son énergie, donc ne pas tout donner d’un seul coup, ne pas tout dépenser rapidement, mais travailler patiemment selon un rythme lent mais assuré, ce que j’appelle une « révolution lente », ou une « transformation silencieuse ». Si l’on reprend La Fontaine, nous sommes la tortue, et l’ennemi est le lièvre. Et qui gagne à la fin ?

Lucien Cerise

 

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LES CONCEQUENCES DE HARCELEMENT DES ENTREPRISES VIS A VIS DE LEURS EMPLOYEES

 

 

Des exigences toujours plus contraignantes :

ce que disent les salariés

Les opinions exprimées par les salariés, à l’occasion d’audits de climat social fondés sur des entretiens en vis-à-vis menés de façon non directive, sont suffisamment convergentes pour qu’il soit possible d’en tirer quelques observations générales[1] :

  • la “recherche de la performance” se traduirait par la formulation autoritaire d’objectifs irréalistes et qui seraient impossibles à atteindre ; le sentiment dominant qui en résulte est que l’entreprise, sans contrepartie, en demande toujours plus aux salariés ; ceux-ci doivent dès lors s’efforcer de se montrer à la hauteur de ce qui leur est imposé, à moins de prendre le risque d’être jugés incompétents ou inefficaces avec les risques qui en résultent pour leur situation professionnelle ;
  • le sous-effectif présenterait un caractère chronique ; il ne résulterait pas seulement des retards dans les embauches jugées nécessaires mais d’une volonté délibérée de faire en sorte que les équipes fassent autant ou plus tout en étant moins nombreuses ; il en résulterait la nécessité pour les salariés de se débrouiller pour que le travail se fasse quand même, quitte à être constamment en situation de surcharge de travail, voire, pour l’encadrement, à accroître plus ou moins considérablement leur temps de travail effectif ;
  • compte tenu de l’objectif consistant à réduire les coûts autant que faire se peut, les moyens matériels aloués seraient souvent très insuffisants ; les investissements jugés nécessaires se feraient parfois attendre ; la maintenance serait négligée, parfois au détriment de la sécurité du travail ; des travaux d’entretien seraient remis à plus tard, quitte à provoquer des pannes et des retards finalement préjudiciables au bon fonctionnement de l’entreprise et à la qualité de ses prestations ;
  • les directives et les procédures venues d’en haut laisseraient une marge d’adaptation insuffisante aux conditions de leurs mise en oeuvre dans le contexte local ; les managers de proximité ne jouiraient que d’une autonomie extrêmement réduite, sans réelle autonomie ; il leur faudrait, soit appliquer la consigne, au risque de provoquer des difficultés, soit s’affranchir de celle-ci en vue de faire face au mieux à la situation, au risque de se mette en infraction par rapport aux règles prescrites ;
  • parallèlement, il leur faudrait passer de plus en plus de temps aux exigences du reporting ; il leur faudrait “faire du chiffre”, quitte à négliger  les tâches liées à leur mission ; les managers de proximité n’auraient plus le temps nécessaire pour animer véritablement leur équipe ; les commerciaux passeraient davantage de temps avec leur tableur excel qu’avec les clients.

Ces tendances, bien entendu, ne concernent pas la totalité des entreprises, mais représentent une tendance lourde dans celles d’entre elles qui sont soumises à des exigences financières fortes, venant d’un actionnariat parfois volatile et calculant à court terme, sans volonté réelle de préserver l’avenir. Il en résulte évidement de graves conséquences en ce qui concerne les salariés qui y sont les moins bien préparés :

  • sentiment de ne plus s’en sortir, de se trouver prisonnier d’une spiralle infernale, avec le risque, un jour, de ne plus pouvoir y arriver et de se trouver ainsi rejetté par le système ;
  • sentiment d’être victime d’un manque de reconnaissance pour les efforts effectués, la Direction donnant l’impression d’en demander toujours plus ;
  • impossibilité de s’identifier aux finalités d’une organisation dont les objectifs seraient désormais étrangers au métier pratiqué et dans laquelle le salarié aurait cessé de pouvoir se reconnaître.

Il en résulte alors :

  • une envie de révolte, mais qui n’est pas toujours possible, compte tenu de la baisse d’influence des organisations collectives et de l’impossibilité d’assumer la perte de salaire résultant d’un mouvement de grève,
  • des réactions psychosomatiques – stress, tendance dépressive – venant de ceux qui, malgré tout, s’efforcent d’y croire et d’y arriver,
  • des réactions  de désengagement, l’intéressé se contentant dès lors de “faire ses heures” au prix du moindre effort tout en s’efforçant de donner le change en multipliant les signes d’implication, quitte à adopter un comportemetn ayant pour effet de réduire plus ou moins considérablement son efficacité personnelle.

On n’insistera pas sur les dégâts d’une telle tendance, que ce soit en termes d’efficacité économique ou de bien être au travail. Reste à savoir comment celle-ci s’explique : s’agit-il d’un problème de management ou d’un problème de gouvernance et de finalité de l’entreprise.

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LE TRIANGLE DE KARPMAN

 

 

Le « Triangle Dramatique » : victime, persécuteur, sauveur

Issu de l’analyse transactionnelle, intégré dans les jeux psychologiques décrits par la théorie, le triangle dramatique a été modélisé par Karpman et s’applique à toutes les interactions humaines, qu’elles soient dans le domaine personnel, en relation de couple ou dans le domaine professionnel, en relation d’équipe de travail.

Ce modèle énonce que, dans certaines situations d’interactions conflictuelles, les acteurs (en psychologie sociale, celui qui est en situation sociale est appelé un acteur) vont créer un jeu psychologique dramatique au tracé prévisible pour endosser un des rôles prédéfinis et interchangeables du drame.

Ces trois rôles sont ceux que nous jouons quand nous entrons en conflit avec l’autre.

La Victime « Pauvre de moi ! »

Dans le drame de l’interaction, c’est une personne qui souffre depuis longtemps, et ressent un sentiment d’impuissance, de désespoir. Cette personne a sans cesse autant besoin d’aide que de critiques et de blâmes pour se sentir malheureuse. Pour elle même, cette personne se sent irréprochable, même si extérieurement, elle parait toujours découragée, incapable de prendre des décisions.

Son ton de voix est souvent triste et ses messages tournent autour de « Après tout ce que je fais pour … », « Je n’ai rien fait pour créer cette situation que je suis incapable de modifier », « Je suis seul au monde », « Je suis débordé de travail ».

Il y a deux sortes de Victimes

1. La Victime soumise : elle se sent dévalorisée et faible. Elle a souvent une très forte peur de manquer.

2. La Victime rebelle : elle est agressive et lance beaucoup de revendications. Elle a souvent une très forte peur d’être abandonnée.

Le Persécuteur  » Tout est de ta faute ! »

Dans le drame de l’interaction, c’est une personne qui a tendance à rabaisser les autres, les critiquant parce qu’ils sont stupides, incompétents. Le Persécuteur blâme, critique, accuse et pense que tous les problèmes liés à la situation conflictuelle sont dus aux défauts des autres, et en particulier à celui qui se place en victime. Le Persécuteur est dans le droit.

Souvent, le Persécuteur pense qu’il contrôle très bien la situation et que sans sa présence, tout serait catastrophique. C’est quelqu’un qui est très souvent en colère et se place autoritairement par rapport aux autres.

Son ton de voix est autoritaire et agressif. Il lance des messages tels que « Vous ne seriez pas dans cette situation si vous m’aviez écouté », « Ce que je fais est mieux que toi », « Je ne veux pas vous blesser, je vais être franc avec vous »

Le Sauveur « Je vais vous aider »

Dans le drame de l’interaction, c’est une personne qui a tendance à se voir en position « haute ». Il se pose en sauveur que les autres le veuillent ou non, alors qu’inconsciemment il ne veut sauver personne. Au contraire, il va maintenir la Victime dans son rôle de Victime et s’attendre à l’échec de son intervention. Le Sauveur se considère comme foncièrement bon.

Ses messages sont de ce type : « Racontez moi, je comprends tout », « Je me charge de tout », « À votre place, je… »

Le mécanisme du jeu psychologique

On entre dans le triangle par n’importe quel côté, sachant que l’on peut changer de rôle à tout moment. Mais on a souvent un rôle qui domine plus souvent que les autres.

Les acteurs du jeu manquent complètement d’empathie et sont englués dans le rôle qu’ils endossent. Le jeu va offrir à chacun une identité qui remplit le vide. Les acteurs deviennent dépendants les uns des autres.

Le jeu créé le malaise et engendre la souffrance, quelle que soit la position que l’on prenne.

Le rôle central est tenu par la Victime. Son blâme et sa culpabilité cimentent le jeu, laissant tourner en rond le processus qui n’a finalement jamais de solution, tant que les acteurs prennent un rôle.

Le triangle dramatique est alimenté par le changement de rôle. La Victime devient Bourreau ou Sauveur, Le Sauveur devient Victime ou Bourreau, etc…

L’interaction peut mettre en scène deux, trois ou plusieurs personnes.

Certaines personnes jouent le triangle tout seul avec tout le monde. Cela veut dire qu’elles se placent sur un rôle et sont toujours en quête d’un partenaire du jeu.

Un exemple

Voici un exemple d’interaction entre un mari et sa femme.

Paul (Persécuteur) : C’est encore brûlé ce qu’on mange !

Virginie (Victime) : Il a fallu que je réponde au téléphone !

Paul (Persécuteur) : Ah ! Encore le téléphone, tu es toujours au téléphone !

Virginie (Victime) : Je suis bien obligée de répondre quand il sonne.

Paul (Persécuteur) : Et le répondeur il sert à quoi ? Si tu le laissais faire son travail, tu pourrais faire le tien correctement !

Virginie (Sauveur) : On ne sait jamais ce qui peut arriver. Il faut que je réponde … si c’était important ? Si c’était ma mère ou ta mère … ou je ne sais qui, qui a besoin d’aide.

Paul (Victime) : Je travaille toute la journée à un poste que je déteste.

Virginie (Sauveur) : Oui, tu fais un travail difficile.

Paul (Victime) : Et je ne peux même pas m’asseoir pour un bon dîner !

Virginie (Sauveur) : Je peux faire autre chose, si tu veux.

Paul (Persécuteur) : Ah ! non ! Cela va prendre trop temps comme d’habitude.

Virginie (Persécuteur) : Si tu te bougeais pour répondre au téléphone, je ne serais pas obligée d’être au four et au moulin et le dîner ne serait pas brûlé !

Paul (Victime) : En rentrant, j’ai juste besoin de m’asseoir et de me détendre. Tu ne sais pas ce que c’est !

Virginie (Persécuteur) : Bien sur ! Comme si s’occuper des enfants et de la maison, n’était un travail !

Le dialogue peut se poursuivre indéfiniment. Il n’y a pas de solution parce que chacun endosse son rôle et ce rôle incite l’autre à endosser le sien.

Ce jeu est répétitif et épuisant.

Se sortir du triangle dramatique

Nous avons tous la possibilité de nous retirer du jeu ou mieux de ne jamais y entrer.

La réponse la plus simple est celle qui se place sur la non défensive. Il faut arrêter le jeu, prendre sa distance par rapport à ce qui est dit et surtout prendre conscience du jeu qui s’installe pour pouvoir le refuser. Car dans un jeu, il faut des joueurs !

Virginie (Persécuteur) : Si tu te bougeais pour répondre au téléphone, je ne serais pas obligée d’être au four et au moulin et le dîner ne serait pas brûlé !

Paul : Oui, c’est vrai

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Paul (Victime) : En rentrant, j’ai juste besoin de m’asseoir et de me détendre. Tu ne sais pas ce que c’est !

Virginie : Je suis désolée que tu te sentes fatigué.

Après des réponses non défensives, les arguments de l’autre s’épuiseront. Ce n’est ni faire des compromis, ni perdre la face, c’est savoir écouter l’autre et prendre la réalité de l’autre en compte.

En fait, chaque fois que vous êtes mal à l’aise dans une relation, il y a de forte chance pour que vous soyez à l’intérieur du triangle en train de tenir un rôle.

Il faut apprendre à reconnaître le jeu, à en prendre conscience pour en sortir ou mieux, ne pas y entrer. Mais attention, les autres vont essayer de vous tirer à l’intérieur du triangle.

Pour ne pas y entrer ou en sortir, il faut :

– Être honnête : dire ce que vous pensez sans vous mentir dans les situations difficiles.

– Se respecter et respecter les autres : assumer sa responsabilité sans se sentir coupable, avoir de l’empathie en apprenant à s’aimer. N’être ni effacé, ni narcissique.

– Négocier pour pouvoir gérer la complexité des situations : penser groupe ou couple et non individu émotionnellement trop dépendant.

Dans un couple, il faut que chacun prenne conscience du rôle qu’il joue, de la façon dont il est créé. Il faut bannir les fautes et les blâmes, accepter de devenir responsable de sa propre contribution aux difficultés relationnelles. Les deux parties doivent comprendre qu’elles ont le choix. Un Persécuteur ne peut pas vous forcer à être Victime et une Victime ne peut pas vous obliger à devenir Sauveur… etc..

Dans une équipe de travail, il faut s’assurer que l’on n’est pas entré dans le jeu. Si vous avez des difficultés interpersonnelles, alors vous êtes dans le triangle et donc dans le déni. Il faut améliorer la cohésion de l’équipe pour la sortir du jeu, en faire un groupe à traiter dans son ensemble. Il faut replacer les besoins de l’équipe, ses attentes et ses objectifs. Il ne faut pas entrer dans les détails.

Quand on sort du triangle, on joue des situations gagnant – gagnant !!!

 

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Schéma à 5 carrés de Leplat et Cuny

Le nom de modèle des cinq carrés est donné à une version simplifiée du modèle de double régulation de l’activité qui a été utilisée et commentée au groupe RESACT.  Ces cinq cases fondamentales étaient les suivantes : deux cases pour les conditions (internes et externes), une case pour l’activité et deux cases pour les conséquences de l’activité. Depuis, le modèle a été enrichi d’une case relative au couplage et de deux cases relatives respectivement à l’évaluation interne et externe, ces deux dernières cases ayant le mérite de faire mieux apparaître les boucles de régulation.
Ce modèle n’a pas de valeur directement opérationnelle puisqu’il n’indique pas une procédure d’analyse, mais il peut servir de support à l’analyse en suggérant des types de questions à poser pour dégager les caractéristiques d’une activité concrète.  On peut le considérer comme un instrument au service du diagnostic ergonomique : à ce titre, on le désigne aussi, parfois comme un schéma-guide. Ce texte a pour but de rappeler quelques caractéristiques essentielles de ce modèle de ce dernier.

http://crouzettoulouse.free.fr/26jan07/8,2_Lettre14RESACT_MP.pdf

Si l’activité de travail dépend des conditions internes et externes, il n’en reste pas moins que cette activité a des conséquences et des répercutions, tant sur le système que sur l’individu lui-même. Par exemple, la performance réalisée par l’opérateur influence le système de part le rapport qu’elle entretient avec les objectifs visés, elle devient alors une condition déterminant à son tour l’activité. D’un autre côté, les conditions de travail ont un impact sur l’Homme, soit en terme de satisfaction, soit en terme de coûts physiques, cognitifs… Les caractéristiques de l’opérateurs (qui sont elles même des conditions de travail) s’en trouvent également modifiées.

 

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LE BURNOUT 

 

SYNDROME D’EPUISEMENT PROFESSIONNEL

 

 

Christina Maslach émet l’hypothèse que travailler avec d’autres, en particulier dans une relation d’aide, est au cœur du phénomène. À l’inverse d’Herbert Freudenberger qui insiste sur les facteurs personnels, elle situe davantage les causes du burnout dans l’environnement du travail et ses conditions. Elle cherche à valider cette idée en menant des entretiens auprès d’autres groupes professionnels dont l’activité suppose aussi une implication relationnelle. Dans tous les cas des thèmes récurrents émergent de l’analyse : épuisement émotionnel, attitudes distantes, négatives envers les clients ou les patients. À l’évidence, ces manifestations présentent une régularité à travers les différentes professions.

Si Freudenberger parle du « dynamisme du burnout », Maslach à plusieurs reprises dans son texte emploie a contrario le terme de « craquage » lié au burnout. Elle observe que ce « craquage » est suivi d’une perte d’efficacité dans les services de santé et d’action sociale, d’un absentéisme et d’un turnover élevé. Il provoque aussi une détérioration du bien-être physique : « Les professionnels sont épuisés, fréquemment malades et peuvent souffrir d’insomnies, d’ulcères et de maux de tête […] Afin de surmonter ces problèmes physiques, le travailleur peut se tourner vers les tranquillisants, la drogue […] Le burnout est encore associé à des manifestations comme l’alcoolisme, la maladie mentale, les conflits conjugaux ou le suicide ».

Dans le même texte, Christina Maslach insiste particulièrement sur les modalités de mise à distance ou de désengagement, autant de stratégies verbales qui consistent à catégoriser les clients sous des labels abstraits (tels : « mes dossiers »), techniques (comme : « c’est un coronaire »), ou encore stigmatisants (l’appellation « pauvres » par exemple). D’autres stratégies existent par ailleurs : parmi les principales, mise à distance physique et strict respect du règlement sont autant d’attitudes qui permettent de limiter les implications personnelles. Christina Maslach utilise le terme de « dépersonnalisation » pour désigner ces attitudes, bien éloignées de l’inquiétude distante.

L’épuisement émotionnel renvoie au manque d’énergie, au sentiment que les ressources émotionnelles sont épuisées. La personne est « vidée nerveusement46 » et a perdu tout son entrain ; elle n’est plus motivée par son travail qui devient dès lors une corvée. Elle ne réalise plus les tâches qu’elle effectuait auparavant et en ressent frustrations et tensions. L’épuisement émotionnel est souvent lié au stress et à la dépression. Autant les conceptions théoriques que les résultats empiriques actuels lui donnent un rôle central dans le processus d’épuisement professionnel.

La dépersonnalisation représente la dimension interpersonnelle du syndrome d’épuisement professionnel. Elle renvoie au développement d’attitudes impersonnelles, détachées, négatives, cyniques, envers les personnes dont on s’occupen 6. L’individu ne se sent plus concerné par son travail et dresse une barrière qui l’isole de ses clients et de ses collègues. Parler de « l’appendicite de la chambre 22 » est un exemple de ces attitudes. La dépersonnalisation peut prendre des formes plus dures et s’exprimer à travers des attitudes et des comportements de rejet, de stigmatisation, de maltraitance. Il s’agit d’une stratégie mal adaptée, destinée à faire face à l’épuisement des ressources internes en mettant à distance les bénéficiaires de l’aide, ou en rendant leurs demandes illégitimes.

Cette attitude permet de s’adapter à l’effondrement de l’énergie et de la motivation. Les clients, les usagers, les patients, les élèves étant perçus sur un mode négatif, leurs demandes, leurs besoins apparaissent moins pressants, moins urgents à résoudre. Le terme de « dépersonnalisation » peut prêter à confusion vu qu’il désigne aussi l’état psychique où domine l’impression d’être étranger à soi-même. Le terme de « déshumanisation »47 aurait pu être choisi, mais sa connotation est évidemment trop extrême pour qu’il soit retenu.

Le manque ou la réduction de l’accomplissement personnel concerne à la fois la dévalorisation de son travail et de ses compétences, la croyance que les objectifs ne sont pas atteints, la diminution de l’estime de soi48 et du sentiment d’auto-efficacité. La personne ne s’attribue aucune capacité à faire avancer les choses, convaincue de son inaptitude à répondre efficacement aux attentes de son entourage. L’accomplissement personnel représente la dimension auto-évaluative du syndrome d’épuisement professionnel.

 

Le questionnaire MBI de Maslach a la particularité, contrairement à celui de Freudeberger, de proposer plusieurs dimensions au Burn Out.
Il permet ainsi de distinguer l’épuisement émotionnel (considéré par les auteurs comme la première phase du Burn Out) qui agirait sur l’individu en l’incitant à adopter une attitude de dépersonnalisation, puis à subir une baisse du sentiment d’accomplissement personnel.

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LE HARCELEMENT PROFESSIONNEL

Le harcèlement professionnel est un thème au croisement de plusieurs domaines: médical, social, judiciaire, le monde du travail, le politique. Il fait régulièrement la une de nombreux journaux : « le harcèlement au travail », « le stress des cadres », « le burn out » (Syndrome d’épuisement professionnel) …
Le livre de Marie-France Hirigoyen Le harcèlement moral s’est vendu à des milliers d’exemplaires et a été traduit en une vingtaine de langues.

[ Il est important de préciser que le terme « harcèlement » est un terme juridique… En psychologie, nous préfèrerons employer « violence externe » pour désigner celle qui émerge au contact de public extérieur aux effectifs de l’entreprise et « violence interne » pour les qualifier des relations délétères au sein du personnel de l’entreprise ]

 

La violence au travail est un phénomène préoccupant partout dans le monde et en forte progression. Les entreprises et les pouvoirs publics ont été conduits à prendre des mesures pour la prévenir et tenter de la réduire. Dans les entreprises, on fait de plus en plus souvent appel aux services de psychologues, psychiatres, de structures de soutien psychologique, de débriefing … après avoir créé dans les années 70, 80, les Directions des Ressources Humaines (les fameuses DRH) qui ont remplacé les services du personnel.

Depuis un certain nombre d’années, la violence au travail et ses répercussions sur la santé font l’objet d’études menées par les médecins du travail et les médecins psychiatres. Ils témoignent des pathologies nouvelles qui touchent aujourd’hui toutes les catégories de salariés: de l’employé ou l’ouvrier, aux cadres. C’est un phénomène nouveau : la souffrance au travail concerne toute la hiérarchie.

Un rapport du B.I.T. (Bureau international du travail) à propos d’une enquête sur 15 états de l’Union européenne en 1996 (15800 interviews).

  • Violence physique 6 millions soit 4% des travailleurs
  • Harcèlement sexuel 3 millions soit 2%
  • Intimidations, brimades : 12 millions soit 8%

En France:

  • Violence physique: hommes : 11,2%, femmes : 8,9%
  • Harcèlement sexuel à l’encontre des femmes: 19,8%

Violence et travail ont toujours cohabité mais si le travail était autrefois la source d’une violence physique, aujourd’hui il est de plus en plus associé à une violence psychologique. Cette violence trouve en grande partie son origine dans les nouvelles formes d’organisation du travail et de management apparues il y a une trentaine d’années qui ont conduit à une dégradation des relations sociales, à la précarisation du travail et au chômage.

Lorsque l’on évoque des cas de violence, il faut faire attention à bien la nommer afin que chacun comprenne bien de quoi il s’agit. Une difficulté qu’il faut intégrer: selon les milieux professionnels ou sociaux, les niveaux de recevabilité de la violence ne sont pas les mêmes.

La psychopathologie du travail étudie les gens au travail, sur le lieu de travail réel. Elle permet de comprendre comment les travailleurs parviennent à éviter la maladie mentale. Christophe Dejours a particulièrement étudié les nouvelles formes d’organisation du travail et la santé mentale. Dans son ouvrage « Souffrance en France », il s’interroge sur les raisons qui conduisent les salariés à participer à des situations génératrices de leur propre souffrance ou de celle de leurs collègues. Le travail est source de satisfaction et de reconnaissance sociale. Les problèmes occasionnent des frustrations qui à long terme peuvent retentir sur le corps. Des mécanismes psychiques conscients et inconscients entrent en jeu pour tolérer la violence mise en place à laquelle les individus se résignent.

La plupart des individus sauvent leur santé aux prix d’efforts décrits sous le terme de stratégies de défense individuelles mais aussi collectives. Lorsqu’une situation de travail recèle une menace pour l’intégrité physique ou psychique, les capacités d’action des salariés sont dépassées. Il faut faire avec la peur qui est incompatible avec la poursuite du travail. On lutte contre la peur : ce sont les pratiques de réassurance, de bravade, qui mettent en scène la capacité à faire face au risque.

Pour Christophe Dejours « Les stratégies collectives de défenses contribuent de façon décisive à la cohésion du collectif de travail, car travailler n’est pas seulement avoir une activité c’est aussi vivre: vivre le rapport à la contrainte, vivre ensemble, affronter la résistance au réel, construire ensemble le sens du travail, de la situation et de la souffrance. »

Un contrôle collectif sur l’expression de la subjectivité de chaque individu concourt à exclure toute parole sur la peur ou toute expression de crainte ou d’allusion à l’appréhension face à un danger insuffisamment contrôlé. Les stratégies de défense contre la souffrance se manifestent par la marginalisation et l’exclusion de ceux qui ne s’y conforment pas.

Exemple: les concours chez les cadres encore appelés les « cow boys », mettant en scène le cynisme, la capacité de faire encore mieux en termes de licenciement collectif (« dégraissage » en jargon), de tenir les objectifs annoncés… Ils montrent leur capacité à faire la sale besogne et sortent grandis par l’admiration de leurs collègues.
La virilité joue un rôle majeur dans le zèle à faire le sale boulot. On fait partie des élites de l’entreprise.

Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Harc%C3%A8lement_professionnel

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LA LUTTE CONTRE LA MENACE DE L’INGENIERIE SOCIALE , GARDER LES EMPLOYES DE DEVENIR LE MAILLON LE PLUS FAIBLE;

Criminels intelligents comprendre leurs succès repose sur le choix de la bonne occasion d’exploiter une faiblesse spécifique. C’est pourquoi les cambrioleurs éviter les maisons avec les systèmes d’alarme, les voleurs de voitures pour les véhicules non verrouillés chercher et les agresseurs ne s’attaquent pas à n’importe qui sortant d’un dojo portait une robe blanche et une ceinture noire. En d’autres termes, ils vont après le «fruit le plus faible pendaison ».

De même, les criminels qui utilisent des techniques d’ingénierie sociale chercher des occasions où ils peuvent employer leurs méthodes uniques de manipulation et de tromperie pour exploiter le maillon le plus faible de la chaîne de sécurité. Pour l’ingénieur social, ce maillon faible est généralement propre peuple de l’organisation et des procédures.

Contrairement à des menaces de sécurité traditionnels qui peuvent être contrecarrées par des mesures de sécurité physique ou électronique, techniques d’ingénierie sociale d’exploiter les bases de la nature humaine. Notre tendance naturelle à aider les autres, notre désir d’éviter les conflits, notre peur de faire des erreurs et notre peur de nous-mêmes à obtenir ou à obtenir d’autres en difficulté sont tous des éléments de la nature humaine que les ingénieurs sociaux considèrent comme des vulnérabilités. En fait, professionnels ingénieurs sociaux sont littéralement le pari que leur capacité naturelle à manipuler des traits humains de base va créer une occasion dans laquelle la cible peut être transformé en un complice involontaire.

Et un ingénieur chevronné sociale ne sait exactement qui à cibler. Bien que les cadres supérieurs peuvent avoir un accès direct à l’information la plus précieuse au sein de l’organisation, les ingénieurs sociaux rends compte qu’il est beaucoup plus complexe et prend du temps à compromettre directement cadres. Au lieu de cela ils ont mis leurs sites sur les employés à faible et moyen niveau. Les réceptionnistes, les équipes de nettoyage, guichetiers et même les gestionnaires de sites distants sont tous des cibles attractives pour un ingénieur intelligent sociale. Après tout, ce sont les employés qui ont généralement une formation limitée sensibilisation à la sécurité et serait plus susceptible de manipulation et de tromperie. Ces postes pourraient également fournir le criminel avec un accès à des zones sensibles pendant les heures creuses lorsque le risque d’être exposé est significativement plus faible.

Caractéristiques d’une chaîne de sécurité faible

Experts de l’industrie et les régulateurs du gouvernement conviennent que les institutions les plus à risque de succomber à des tactiques d’ingénierie sociale tendent à manquer (1) les politiques et procédures adéquates relatives à la sécurité physique, (2) un programme de sensibilisation à la sécurité qui permet à la formation des employés à tous les niveaux, ou (3) un système établi de fournisseurs et suivi des visiteurs. Ces trois éléments sont dépendants les uns des autres pour bien se défendre contre la menace des régimes d’ingénierie sociale. Une carence dans un domaine crée une vulnérabilité importante dans les autres, permettant ainsi un facile point d’entrée pour un criminel savvy à exploiter.

Bien sûr, professionnels ingénieurs sociaux connaissent cette information trop. C’est pourquoi des tactiques comme le «Vendeur de confiance » scénario – qui ont la capacité d’exploiter les vulnérabilités de nombreuses fois – ont tendance à être un grand succès auprès des organisations qui ont des politiques et procédures, l’insuffisance de formation limitée sensibilisation à la sécurité et pas de système formel de suivi des fournisseurs autorisés.

Une étude de cas en ingénierie sociale

En utilisant seulement de base de collecte d’informations techniques, il n’est pas difficile de concevoir un plausible « vendeur de confiance » scénario qui semble tout à fait crédible à une cible sans méfiance.

Par exemple, si l’intention d’un criminel était de gagner clandestinement l’accès aux zones sensibles à l’intérieur et l’institution financière, il peut choisir de se présenter comme un inspecteur de ravageurs. Tout d’abord, l’ingénieur social aurait besoin de savoir quels entreprise de lutte antiparasitaire de l’établissement utilise actuellement. Mise en place d’une surveillance en dehors d’un emplacement d’attente pour le technicien antiparasitaire pour montrer jusqu’à prendrait beaucoup trop long. Toutefois, en contactant l’institution, sous le couvert d’une entreprise de lutte antiparasitaire nouvelle cherche à présenter une offre concurrente peut révéler le nom du fournisseur de service actuel. Si c’est le cas, la prochaine étape serait d’obtenir le logo de la société réelle ravageur contrôle sur le web pour créer un uniforme crédible en utilisant un « do-it-yourself » de fer sur le kit.

L’ingénieur social pourrait alors utiliser les différents réseaux sociaux pour trouver les noms de certains des meilleurs gestionnaires de l’organisation et, si la chance, les jours de ces gestionnaires seront en vacances. Un appel pourrait alors être faite à la réceptionniste branche tard dans la journée sous prétexte que le gestionnaire a demandé qu’il vienne traiter le bureau immédiatement. Le criminel pourrait probablement tisser un conte de convaincant qui a créé un sentiment d’urgence ainsi que de générer une raison pour garder les membres du personnel de suite, alors qu’il est «de travail». Une des raisons serait crédible la revendication de gestion fait état d’une infestation de rats, mais veut garder le secret pour éviter alarmante dans le reste du personnel. Après avoir entendu ce type de nouvelles inquiétantes, les soupçons qui ont pu exister vers le technicien antiparasitaire sont probablement remplacé par l’anxiété au cours de la infestation de rats à proximité. Le criminel pourrait encore augmenter ses chances de l’exposition en évitant par un rendez-vous après les heures où il serait libre de regards indiscrets et avoir plus de temps à fouiner pour obtenir des informations sensibles.

Ce scénario propose également une occasion idéale pour effectuer une autre technique d’ingénierie sociale préférée, la fouille de poubelles, sans soulever de soupçons. Après tout, qui va de soupçonner un technicien ravageur en uniforme de contrôle ne fait rien, mais tuer les rats l’intérieur d’une benne à ordures?

Vous pouvez penser que c’est seulement le pire des cas, mais les entreprises qui se spécialisent dans les essais d’ingénierie sociale peut attester que ce type de situation se produit avec une fréquence alarmante.

Cet exemple illustre le fait que sans garanties suffisantes en place pour lutter contre les menaces d’ingénierie sociale, plusieurs maillons faibles peuvent exister le long de la chaîne de sécurité. Mais elle démontre aussi que des politiques fortes et des procédures ainsi que la formation adéquate pourrait avoir contrecarré les efforts de l’ingénieur social.

Renforcer la chaîne

Les employés sont la première ligne de défense contre les régimes d’ingénierie sociale. Par conséquent, il est impératif que la gestion de leur fournir les outils adéquats pour lutter contre la soi-disant fraudeurs, y compris;

  1. Politiques et des procédures détaillées qui vont au-delà des menaces évidentes et des scénarios d’adresses uniques à l’organisation
  2. Formation de sensibilisation à la sécurité qui comprend personnalisée basée sur les rôles de formation pour les postes les plus vulnérables à des tactiques d’ingénierie sociale
  3. Les contrôles systématiques comme un système de suivi des fournisseurs / visiteur partagé que les comptes pour les fournisseurs locaux à bureaux distants
  4. Rappels fréquents (e-mails, affiches, Conseil de la semaine) au personnel quant à l’engagement de l’organisation pour la sécurité

 

Les pare-feu les plus avancés, les systèmes de détection d’intrusion et la vidéosurveillance ne peut pas offrir une grande protection contre les ingénieurs sociaux qui utilisent des employés peu méfiants à l’atteinte à la sécurité et accéder à des informations sensibles. La meilleure défense est d’un personnel bien formé et bien équipé qui comprend leur rôle dans la protection des intérêts de l’organisation. Et il incombe à la direction de l’organisation à fournir à leur personnel la formation, d’orientation et des outils pour lutter efficacement contre cette menace grandissante.

 

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MANAGEMENT ACTUALITES :

France Télécom et le management par la peur

 

On l’appelle communément le « management par le stress ». Généralisé dans de nombreuses entreprises, il est devenu emblématique de France Télécom. L’idée : faire de la peur une méthode de management.

Margaux Rambert

« Surcharge de travail », « urgence permanente », « management par la terreur ». C’est en ces termes que Michel, ce cadre marseillais de 51 ans qui a mis fin à ses jours le 14 juillet dernier, décrivait, dans une lettre désespérée laissée à sa famille, ses conditions de travail chez France Télécom. Il était le 18ème employé de l’entreprise de télécommunications à se donner la mort en un an et demi. Quatre mois plus tard, celle-ci dénombre 25 cas de suicides parmi ses salariés. L’expression d’un mal-être croissant au cœur de cette ancienne structure publique récemment privatisée, où la peur est devenue une méthode de management généralisée.

« Les 5 M »

Marion est entrée chez France Télécom il y a 37 ans. Durant toutes ces années, elle a travaillé au « back office », où elle gérait une équipe de six personnes. Un jour, la nouvelle tombe : son activité est délocalisée en Guadeloupe. Elle va désormais devoir répondre aux appels des clients. « Il a fallu que je m’adapte après une formation de trois semaines, raconte-t-elle. Ce n’est pas facile d’avoir le client en ligne. Et nous avons des objectifs très élevés. Je vis très mal ce changement d’activité. Mon supérieur m’avait assuré qu’après un an sur ce poste, je pourrais retourner au « back office ». Aujourd’hui, il me dit que c’est impossible. J’ai 57 ans, il n’est pas question que j’accepte d’autres changements. »

Des salariés contraints de changer de poste, ou de métier, Ivan du Roy, journaliste, en a rencontré de nombreux avant de publier son enquête sur le management par le stress à France Télécom : Orange Stressé (La Découverte, octobre 2009). « Avec les réorganisations successives, les employés sont soumis à des mobilités géographiques et de métier. C’est une véritable politique de l’incertitude face à laquelle ils sont déstabilisés. Leur métier initial perd de son sens. Ils finissent par ne plus savoir qui ils sont. Ceux qui tentent de résister sont « placardisés ». Passés 50 ans, les gens sont poussés à partir. Et même avant. Chaque année, lors des entretiens individuels, on demande aux salariés s’ils ne veulent pas s’en aller. » 22 000 suppressions de postes en trois ans : c’est le résultat du plan stratégique Next (Nouvelle Expérience des Télécommunications), déclenché en 2005.

Management par le stress, mobilités forcées, mouvement perpétuel, mise au placard et mise en condition de retraite forcée… Voici les « 5 M » qui, selon les chercheurs de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées de France Télécom, définissent la stratégie managériale de cette entreprise. Créé en 2007 à l’initiative des syndicats CFE-CGC et Sud-PTT, l’Observatoire multiplie les études. Objectif : informer et alerter sur la souffrance au travail au sein du groupe, par le biais d’un site Internet dont la consultation est… interdite depuis France Télécom.

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Peut-on arrêter les suicides en série à La Poste ?

18 mars 2013

Par 

Elle avait 21 ans. Elle était factrice en CDD en Haute-Loire, à Monistrol-sur-Loire. Et le 15 février,
on l’a retrouvée pendue chez ses parents

charlie-chaplin au travail

La veille du drame, il lui est signifié qu’elle ne fera pas sa tournée habituelle. Elle devra distribuer des plis sur le secteur de Saint-Just-Malmont. une tournée difficile, qu’elle ne connait pas, dans une région montagneuse et enneigée. Elle doit remplacer un autre CDD en maladie. Il a laissé deux jours de courrier. Elle devra donc en distribuer trois.

Elle n’a pas pu achever sa tournée, en dépit de onze heures de travail. Elle arrive tôt le 15 février matin.  Elle n’a pas dormi de la nuit. Elle est en larmes. Son chef, la voyant épuisée, lui propose de rentrer chez elle.

Elle se pend quelques heures plus tard.            voir l’article du progrès 


La Poste est aux prises avec une crise suicidaire de même ampleur que celle de France Télécom il y a quelques années, malgré  le black-out imposé par la direction. Ainsi, en 2012, plus de 30 suicides ou tentatives de suicides ont été enregistrés, dont 10 suicides sur le lieu même de travail, chiffre jamais atteint jusque là. Peut-on arrêter les suicides à La Poste ? Il faut d’abord accepter de reconnaitre les faits, au lieu de les minimiser comme le fait la direction de La Poste, tuant deux fois les personnes :

  • une 1ère fois en imposant des conditions de travail pathogènes,
  • une 2nde fois en niant l’évidente responsabilité du travail dans les accidents qu’elles génèrent.

Ainsi, la jeune Pauline, CDD de 21 ans, s’est-elle pendue chez elle le 15 février dernier, après avoir réalisé une journée de travail harassante. Au dernier moment, on lui a demandé de couvrir en un jour trois jours de tournée  dans une région difficile et qu’elle ne connaissait pas. Ce simple exposé des faits montre bien la situation tragique dans laquelle se trouve La Poste aujourd’hui, du fait de l’incurie des dirigeants, pour ne pas dire plus.

En 2008, le PDG de La Poste avait décidé de privatiser La Poste, prétextant un besoin de financement difficile à assurer du fait du statut d’entreprise publique. Le précédent gouvernement a fait voter la loi, passant en force à l’Assemblée nationale et au Sénat. S’en est suivi une politique d’austérité drastique, les dirigeants fermant au maximum les robinets du recrutement, plongeant les services dans des conditions de travail pathogènes et impossibles à supporter, telles qu’elles ressortent clairement du drame de Monistrol. Les moyens de remplacement ont été réduits à leur plus simple expression, dans les services financiers, à l’Enseigne mais surtout au courrier : ce sont des CDD de courte durée qui doivent assurer au pied levé le remplacement des facteurs absents, puisqu’il n’y a plus de personnels formés pour assurer le remplacement des congés ou des absences. En moins de 10 ans le nombre d’agents est passé de 340.000 à 250.000, comment dès lors s’étonner de tous ces drames directement liés à la recherche effrénée de productivité ?

Cette politique s’est accélérée depuis 2008, ce qu’illustre parfaitement l’évolution du niveau des recrutements passé de 7 remplacements pour 10 départs à 3 sur 10 en 2011, avec pour conséquence directe de mettre en danger la vie des postiers en leur imposant des conditions de travail dignes du XIXème siècle.


Dans certains cas de suicides, la famille a décidé de mettre en cause la responsabilité de La Poste. L’article 223-1 du Code pénal dispose en effet que « le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessure de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement » est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Par ailleurs, l’article L4121-4 du code du travail fait obligation à l’employeur de prendre en considération les capacités de l’intéressé à mettre en œuvre les précautions nécessaires pour sa santé et sa sécurité, ce qui n’a manifestement pas été le cas ce 14 février à Monistrol.


« Il n’y a pas d’éléments permettant d’établir la responsabilité de l’entreprise. Ce sont des drames personnels et familiaux, où la dimension du travail est inexistante ou marginale »aurait  déclaré au cours d’un conseil d’administration le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, le 28 février, à propos du suicide de Monistrol et de trois autres suicides récents. La direction a contesté par la suite ce CR fait par les représentants du personnel au CA.

Sans doute le PDG et son alter ego se retrancheront-ils derrière les accords que La Poste ne manque pas de négocier, année après année, avec les syndicats, sans aucun résultat sur le terrain.

Il reste donc à espérer qu’un syndicat ou un CHSCT concerné par un suicide au travail puisse demander la mise en examen de la responsabilité de l’entreprise, pour marquer un coup d’arrêt à ces suicides en série qui se déroulent depuis plus de 2 ans et qui restent impunis, laissant planer le doute d’une organisation criminelle.

 

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LES CONDITIONS DE TRAVAIL CE DEGRADE CHEZ ESTERRA

 

Ce mouvement « illimité » a été lancé par l’UNSA, syndicat minoritaire chez Esterra, mais qui a été rejoint dans la matinée par SUD-SGAD (syndicat général des activités du déchet). Le site de Sequedin a aussi été touché.

D’une même voix, les délégués syndicaux pointent la réorganisation du travail, des tournées rallongées notamment. À partir de lundi prochain, la collecte des déchets sera en effet modifiée dans dix-neuf villes de la métropole, avec l’entrée en service de Lilébo, filiale d’Esterra. « La pénibilité du travail va augmenter, on ne peut pas tolérer cela, dénonce Pascal, délégué syndical UNSA. Le vendredi, on est déjà sur les rotules. Cela fait longtemps qu’on tire la sonnette d’alarme. » Chauffeur depuis vingt-deux ans dans l’entreprise, Dany clame son ras-le-bol. « On est en train de charger la mule. On nous demande toujours plus, mais pour le même salaire. J’ai connu la belle époque il y a quinze ans. C’était la règle du fini parti. » D’autres salariés affichent leur détermination. « La direction ne veut rien lâcher, mais on ira jusqu’au bout. » Une nouvelle assemblée générale doit se tenir demain matin pour décider de la poursuite du mouvement.

La direction d’Esterra minimise le mouvement, déplorant le comportement de quelques personnes. « À la désorganisation des tournées, à l’empêchement de la bonne exécution du service public de la collecte s’ajoute l’atteinte à la liberté du travail de la grande majorité du personnel non-gréviste et ce dans un contexte économique délicat. » Elle met comme préalable à la reprise des négociations la suspension de la grève. 

 

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1er CONGRES DES MEMBRES AMIS (E) DE LA DISSIDENCE FRANCAISE

 

 

 

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Théorie élémentaire de la botanique: Classification naturelle/Etude les végétaux (Pdf) Ebook

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Extrait du Chapitre 1:

Quatre-vingt mille espèces de végétaux sont connue aujourd’hui sur la surface du globe, ce nombre serait porté à plus de quatre-vingt quinze mille en réunissant tout ce qui reste d’inédit dans nos collections; Et si nous supposions l’Asie, l’Afrique et l’Amérique connue des botanistes, au même point où l’Europe l’est actuellement, nous verrions que, selon toutes les probabilités, le globe terrestre est couvert par plus de cent-vingt mille végétaux. Chacune de ces espèces a sa patrie,son nom,  sa forme, ses propriétés et ses usages. La connaissance de ces faits a un certain degré d’utilité. Mais qui pourra éclaircir à nos yeux cette étude immense?…

Extrait Livre III:

Des genres et de leurs sections

Nous avons vu, dans le chapitre précédent, que l’idée d’espèce découle nécessairement de la comparaison des éléments entre eux.Si l’on applique aux espèces comparées des raisonnement analogues , on obtient facilement l’idée générale du genre. On désigne sous le nom de genre (genus), la collection des espèces qui ont entre elle une ressemblance frappante dans l’ensemble de leurs organes. L’idée de ce premier degré d’association entre les espèces à du naître naturellement de certains genre extrêmement tranchés;…

 

 

 

 

AMIABLE, Louis. Une loge maçonnique d’avant 1789 : la loge des Neuf Sœurs

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AMIABLE (LOUIS). Une Loge Maçonnique d’avant 1789, LA R.·. L.·. LES NEUF SŒURS. Paris, Alcan, 1897, grand in-8° demi-basane bleu-de-France à coins, dos à nerfs, première couverture conservée (reliure ancienne). (4) ff., 399 pp. Portrait de l’auteur, d’Helvétius, de Voltaire, scènes, médailles et estampes emblématiques dans le texte et 2 planches hors texte, sur doubles pages, le triomphe de Voltaire et reproduction d’un Diplôme de la Loge.

Amato Tony – Moteur a Verins hydraulique rotatif Moteur à air

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Jeanne d’Arc a sauvé la France, Napoléon a conquis l’Europe, et moi, de découvrir une invention c’est comme découvrir le Grand Amour, c’est une Inspiration, comme une musique, créer une chanson, un pas de danse, une intuition, qui vous fait penser que l’on peut changer les choses anciennes, ou les améliorer, une invention nouvelle remplace toujours une invention ancienne.

FORCE + VITESSE = ENERGIE (La Survie de l’humanité).

Celui qui ne sait pas inventer, est un fonctionnaire ou un chercheur, il n’est pas libre, il obéit aux ordres de Monsieur Homo Sapiens Primitif et Guerrier.

Dans ma vie, j’ai toujours été libre de mes idées et je ne supportais pas les ordres. A l’âge de sept ans jusqu’à vingt ans j’étais un cancre à l’école, et j’échouais à tous mes examens et à partir de vingt et un ans je suis parti à l’aventure. J’ai appris la mécanique, le dessin industriel, puis à mon service militaire je désobéissais et n’en faisait qu’à ma tête, et mon indépendance m’a causé bien des déboires. J’ai exercé le métier de coiffeur en observant les professionnels et c’est comme cela que j’ai ensuite inventé un peigne coupe cheveux réglable fonctionnant à la perfection, ce qui m’as permis de gagner beaucoup d’argents en les fabricants et en les vendant dans les magasins et en grande surface. J’avais fait faire un film qui aurait pu passer dans les publicités au cinéma et devenir milliardaire en l’année 1975, mais mal conseillé j’ai du abandonner ce projet.

Ensuite je me suis consacré à l’acupuncture électronique pour me soigner en 1980 a des graves maladies et mettre au point des appareils de très hautes performances, pouvant soigner l’asthme, les ulcères, les intoxications, les cancers et les maladies de dégénérescence telle que l’ostéoporose, le sida etc…Ce qui m’a value des déboires avec les laboratoires pharmaceutiques. Ces gents là ne veulent pas de concurrence, car le domaine de la santé leur appartient, malgré les erreurs qu’ils font avec médicaments et vaccins. Homo Sapiens Bête, méchant et jaloux…

Entre temps en 2001, j’ai déposé jusqu’à présent plus de 12 brevet d’invention portant sur les moteurs sur unitaire à énergie perpétuelle fonctionnant avec des vérins hydraulique et leviers, qui sont interdits de passer à la télévision, à la radio et sur touts les médias contrôlés par l’État et les chercheurs qui prônent que l’énergie c’est: « ..l’a Thermodynamique un point c’est tout! ». Ces gents là vivent avec des vieux principes, alors que tout change dans la vie et les idées vieilles de 200 ans n’ont plus cours aujourd’hui, car la pollution pétrolière et nucléaire avec tous les dangers que cela représente sur le réchauffement climatique est en train de se produire avec des catastrophes sans précédant, et ils ne trouvent aucune solution pour remédier à tout cela, ils préfèrent toujours les énergies fossiles ou la thermodynamique pour résoudre ces problèmes. Ces gents sont des attardés scientifique, qui mettent en danger la vie de la Terre et de ça population, ils détruisent les forets et polluent la terre des pesticides et d’engrais chimiques et font la guerre pour s’approprier les derniers réserves pétrolières mondiales. Homo Sapiens ne sais pas que Thermodynamique c’est fini…

Aujourd’hui dans la vie tout est une question de choix à savoir si l’humanité va disparaître de la surface de la Terre, où si il va progresser dans les nouvelles technologies que je lui propose à savoir produire de l’énergie pour devenir indépendant des lobbies, qui leur apporterons maladies et famines. Homo Sapiens aime beaucoup monnaie de Singe $…

Je propose a l’humanité de lui apporter la Santé, le Confort et la Prospérité, le choix lui appartient. Réveillez vous!

Entre autre, je suis aussi un visionnaire. J’avais prévu en 1985 la chute du communisme qui a eu lieux en 1989. Dont je suis plus tôt satisfait car c’était des losers sauvages.

La crise boursière en 2001 et cela c’est produit en 2008. Et le ment-songe disparaît..

La fin du capitalisme et du dollars avant 2012, ce qui est en train d’arriver. L’Homo-Erectus s’autodétruit…

Le manque de pétrole avec la guerre au moyen orient en 2010 et la fin de Thermodynamique.

La fin des médicaments par une révolution en 2011. Grippe A.

La fin de toutes les religions avant 2013 avec l’arrivée des extra terrestres. Ça vas changer, tant mieux!

En 2001 suite à une expérience de régression dans mes vies antérieures, j’ai vue la formation de la Terre et un extraterrestre avec une statue de l’Ile de Pâque entrer à l’intérieur de la Terre. Je n’invente rien et je prends en témoin un célèbre médium présant durant cet expérience, Monsieur Régis Messonnier, un grand homme véritable et expérimenté, un winer…

D’autres phénomènes inexpliqués me sont arrivé et j’ai de la peine à y croire. Je me demande moi-même qui je suis?..Quelle est ma mission sur Terre? Réapprendre au Monde les lois de l’Univers? Apporter un message?..du renouveau?Ou une révolution par la force des choses?

Amato Tony – Energetique (pdf)

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Auteur : Amato Tony
Ouvrage : Energétique
Année : 2011

Lien de téléchargement : Amato_Tony_-_Energetique.zip

Le générateur d’énergie Amato à mouvement perpétuel basé sur le principe d’Archimède, c’est-à-dire le levier et la non pesanteur peut fournir 2000 à 20000 litres d’air comprimé à la minute.

Al-Khaliq Al-Shabrawi Shaykh Abd – Les degrés de l’âme

Al-Khaliq_Al-Shabrawi_Shaykh_Abd_-_Les_degres_de_l_Ame_s

Auteur : Al-Khâliq Al-Shabrâwî Shaykh’’ Abd
Ouvrage : Les degrés de l’Âme Les stations spirituelles sur la voie soufie
Année : 2007

Lien de téléchargement : Al-Khaliq_Al-Shabrawi_Shaykh_Abd_-_Les_degres_de_l_Ame.zip

Au cœur de l’islam se trouve le soufisme – on devrait plutôt dire les soufismes tant les pratiques varient à travers le monde islamique. Ses maîtres anciens ont répété à l’envi que l’homme doit se changer, se purifier, se transformer pour tenter de lever le voile qui lui cache son Créateur, présent au fond de lui mais inaccessible parce que l’homme est lui-même son propre voile. Faire disparaître le voile, c’est donc disparaître soi-même, pour que se réalise la parole de Dieu dans un hadîth qudsî : « Je suis selon ce que Mon serviteur pense que Je suis » Probablement par prudence, les maîtres soufis préviennent qu’il y a une exigence préalable à toute démarche de type soufi : il faut d’abord être un « bon » musulman. Pourtant le nom même de l’islam se rapporte à l’attitude intérieure qui définit le fait d’être musulman, et les significations multiples de la racine arabe s-l-m du mot islam définissent cette attitude : – perfection, intégrité, droiture ; – sécurité, paix, salutation ; – paix, pacifisme ; – pureté, absence de défaut, protection ; – acceptation, reconnaissance ; – soumission, capitulation, reddition. On peut facilement comprendre que le musulman qui a réussi à installer en lui toutes ces qualités n’a plus besoin de soufisme, puisque ces qualités sont précisément celles que le soufisme cherche à développer chez le voyageur spirituel ! Alors ne faut-il pas inverser la proposition et dire que c’est au cœur du soufisme qu’on trouve l’islam, que le soufisme est en fait la voie qui peut mener à l’accomplissement en soi des attitudes qui définissent le musulman, et que c’est en parcourant la difficile voie des soufis que l’on a une chance de devenir intérieurement, authentiquement, un musulman ?